Les avocats de Farba Ngom sont montés au créneau ce mercredi 11 février 2026, lors d’un point de presse, pour apporter des éclairages sur la procédure judiciaire impliquant leur client, notamment l’affaire des téléphones saisis en sa possession.

Prenant la parole, Me Amadou Sall est revenu en détail sur les circonstances entourant la confiscation du portable du maire d’Agnam. Selon lui, l’appareil aurait été retenu pendant dix jours avant que Farba Ngom ne soit entendu.

« Ce n’est qu’après dix jours qu’il a été auditionné. À ce moment-là, on lui a demandé s’il acceptait de communiquer le code de son téléphone. Naturellement, il a refusé. Suite à ce refus, le portable a été craqué dans des conditions que nous ignorons totalement », a déclaré l’avocat.

Me Sall affirme par ailleurs que l’exploitation des données contenues dans l’appareil aurait été effectuée sans le consentement de son client ni celui de ses conseils.

« Le piratage et l’exploitation des données ont été faits contre son gré, à son insu et à l’insu de ses avocats, plus de dix jours après la saisie. Qu’ont-ils fait du téléphone durant tout ce temps ? Qu’y ont-ils ajouté ? Nul ne le sait », s’est-il interrogé.

La défense dénonce une violation manifeste des droits fondamentaux de Farba Ngom. Me Amadou Sall n’a pas manqué de critiquer la démarche du ministère de la Justice.

« Perquisitionner le téléphone d’un citoyen sans son accord et sans la présence de ses avocats constitue une atteinte grave à ses droits. Plus grave encore lorsque cela émane du ministre de la Justice, garde des Sceaux. Nous sommes en droit de nous indigner et de dénoncer un acte absolument inacceptable. Ce n’est pas le comportement attendu d’un ministre de la Justice », a-t-il martelé.

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