Le Burkina Faso est la cible depuis jeudi d’une série d’attaques terroristes visant des détachements militaires dans le nord et l’est du pays, avec un bilan d’une vingtaine de morts, a-t-on indiqué dimanche de sources sécuritaires.
La dernière attaque en date a visé dimanche le détachement de Naré (nord), selon deux sources sécuritaires.
Samedi, le détachement de Titao, chef-lieu de la province du Loroum (nord), a été « ciblé par un groupe de plusieurs centaines de terroristes », a indiqué à l’AFP une des sources sécuritaires.
Selon cette source qui n’a pas donné de bilan humain, des « installations techniques » et une partie du camp militaire ont été détruites. La situation « est sous contrôle » dimanche soir et une dizaine d’assaillants ont été « neutralisés lors de la riposte », assure-t-on. « Coordination » –
Le ministère de l’Intérieur du Ghana, pays voisin du Burkina, a affirmé avoir reçu des informations « inquiétantes » au sujet d’un « camion de commerçants de tomates (…) pris dans une attaque terroriste à Titao » samedi.
L’ambassade du Ghana au Burkina est « en lien avec les autorités burkinabè afin de visiter le site de l’attaque pour obtenir des détails et identifier les Ghanéens pris dans l’attaque », a ajouté le ministère.
Selon la même source sécuritaire, un autre poste militaire, à Tandjari, dans la région de l’Est cette fois, a également été attaqué samedi.
« Plusieurs pertes » sont à déplorer parmi les agents des eaux et forêts qui tenaient cette position, a expliqué cette source, qui estime que « cette série d’attaques n’est pas anodine ».
« Il y a une coordination qui semble s’opérer par les terroristes », a-t-elle jugé. Enfin une autre source sécuritaire a également indiqué que jeudi, un « groupe terroriste a attaqué le détachement (militaire) de Bilanga », dans l’est du pays.
« Une grande partie du détachement a été saccagé. Il y a eu une dizaine de morts » parmi les soldats et les supplétifs civils de l’armée, selon cette source.
Une source locale de la région a confirmé l’attaque et évoqué ensuite « des dégâts dans la ville » de Bilanga et une présence des assaillants jusqu’au lendemain.
Le Burkina Faso fait face à une spirale de violences qui ont fait, depuis 2015, des dizaines de milliers de morts civils et militaires, dont plus de la moitié ces trois dernières années, selon l’ONG Acled qui recense les victimes de conflits.
