Poursuivi pour violences et voies de fait sur sa conjointe, B. Camara a comparu devant le Tribunal d’instance de Thiès. À la barre, la plaignante, F. Guèye, est revenue sur les faits, affirmant avoir été agressée à la suite d’une simple dispute domestique.

Selon son témoignage, son mari lui aurait asséné un coup de pied alors qu’elle était souffrante, avant de la sommer de quitter le domicile conjugal. Elle soutient également qu’il aurait jeté ses effets personnels dehors, puis saisi un pistolet, l’expulsant avec leurs enfants. La victime affirme que cet épisode s’inscrit dans une longue série de maltraitances, raison pour laquelle elle a réclamé six millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts.

De son côté, le prévenu a rejeté les accusations de violences physiques. Il a reconnu une altercation cette nuit-là, expliquant que l’état de santé de son épouse et ses gémissements perturbaient les autres occupants de la maison. Il affirme lui avoir simplement fait une remarque, laquelle aurait dégénéré après des insultes visant sa personne et sa famille. Il nie toutefois toute agression.

Entendue comme témoin, la mère de la victime a soutenu la version de sa fille, déclarant que son état de santé s’était dégradé depuis son mariage et qu’elle ne trouvait plus la paix dans son foyer.

Estimant les faits suffisamment établis, le procureur de la République a requis l’application de la loi. Le tribunal a finalement déclaré B. Camara coupable de violences et voies de fait, le condamnant à une amende de 20 000 FCFA ainsi qu’au paiement de 400 000 FCFA à la partie civile à titre de réparation.

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