Une banale divergence liée à un plat a conduit deux coépouses devant la justice. Le tribunal d’instance a récemment jugé une affaire de coups et blessures volontaires opposant la première épouse, S. Kane, à la seconde, A. Kany.
Selon la plaignante, l’incident a éclaté à la suite d’une invitation à partager un repas. Ayant décliné, affirmant ne pas avoir faim, elle aurait provoqué la colère de sa coépouse. L’échange verbal s’est rapidement transformé en affrontement physique. La première épouse, aidée de ses filles, est accusée d’avoir violemment agressé la seconde, lui occasionnant des blessures.
À la barre, S. Kane a catégoriquement nié les faits, soutenant que la victime se serait volontairement roulée au sol pour se blesser et l’incriminer.
Le mari des deux femmes, M. Keïta, a pour sa part témoigné contre sa première épouse, la désignant comme responsable de l’altercation. Il a également reconnu avoir sévèrement réprimandé ses filles pour leur implication.
À l’issue des débats, le procureur a requis l’application stricte de la loi. Le juge a finalement déclaré S. Kane coupable et l’a condamnée à une amende de 20 000 FCFA assortie du sursis.
