L’ancien président de la Cour d’appel de Kaolack, Ousmane Kane, s’est exprimé sur les limites du processus de reddition des comptes, qu’il estime marqué par des insuffisances dans sa mise en œuvre.
Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur dans son édition du vendredi 8 mai, le magistrat à la retraite soutient que des poursuites ne sauraient être fondées sur de simples soupçons ou déclarations non étayées.
Selon lui, « la méprise grave commise par le pouvoir politique » réside dans la conviction qu’un rapport jugé compromettant pourrait, à lui seul, justifier la détention d’une personne.
Ousmane Kane estime également que les considérations politiques ont parfois pris le dessus sur le strict respect des règles de procédure pénale, qu’il qualifie de principes fondamentaux dans la conduite d’un procès équitable.
