L’inachèvement de la route reliant Sindia, dans le département de Mbour, aux carrières continue de constituer une véritable préoccupation pour les populations locales. Longue d’environ 8 kilomètres, cette voie inachevée expose aujourd’hui les riverains et les travailleurs à de nombreux risques, tant sur le plan sanitaire que sécuritaire, dans une zone pourtant reconnue comme un axe commercial important.
« Vraiment, nous déplorons le délabrement de la route entre Sindia et les carrières, qui s’étend sur 8 kilomètres. Même pour aller travailler, c’est un calvaire. L’inachèvement de la route nous cause beaucoup de dommages, avec une poussière extrême. Nous sommes exposés à des maladies et aux dangers liés aux camions de carrières », a témoigné un habitant.
S’exprimant sur l’état des travaux, Falou Lam, porte-parole des populations impactées, déplore l’arrêt du chantier.
« Aujourd’hui, les travaux sont à l’arrêt. Pire encore, on a l’impression que cette route poussiéreuse est totalement ignorée. Ce que nous voulons, c’est l’achèvement des travaux, qui serait un véritable soulagement pour les citoyens et les travailleurs de la zone. Avec cette poussière latéritique, les risques de maladies pulmonaires et respiratoires sont élevés. Sans oublier les accidents : avec cette poussière, si vous n’allumez pas vos phares, vous pouvez vous retrouver dans des situations dramatiques à cause du manque de visibilité et des déviations », explique-t-il.
Au-delà des questions sanitaires, Falou Lam évoque également les problèmes de sécurité et de dégradation des biens matériels. Il tient par ailleurs à préciser que sa démarche n’est pas politique et qu’il n’appartient à aucun parti.
« Je mène ce combat pour l’intérêt des usagers. Ce n’est pas de la politique : nous ne sommes ni pour ni contre qui que ce soit. Ce qui nous intéresse, c’est l’achèvement de cette route et la lutte contre l’insécurité. Une zone comme celle-ci, avec une route aussi dégradée, peut favoriser l’émergence de malfaiteurs, alors qu’elle est essentiellement habitée par des travailleurs. Nous interpellons les autorités pour la finalisation de cette route de 8 kilomètres, qui est vitale pour l’économie locale », conclut-il.
