Déjà en détention préventive depuis huit mois dans le cadre d’une autre affaire d’escroquerie à Touba, S. M. Dramé se retrouve au cœur d’une nouvelle procédure judiciaire. Selon L’Observateur, l’actuel chef de la chambre 11 de la prison de Diourbel est poursuivi pour avoir soutiré 250 000 FCFA à un codétenu en lui promettant une grâce présidentielle.

La victime, M. Ba, un berger âgé de 72 ans, père de neuf enfants et époux de trois femmes, purgeait une peine de trois mois ferme pour coups et blessures volontaires. Affaibli par des problèmes de santé et désireux de célébrer la Tabaski auprès de sa famille à Touba Belel, il aurait accepté l’offre de Dramé. Ce dernier lui aurait assuré qu’un dignitaire mouride, présenté sous le nom de « Cheikh Sarr », pouvait intervenir auprès du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin d’obtenir sa libération. La somme réclamée aurait été envoyée via un transfert Wave.

D’après les informations du quotidien du Groupe Futurs Médias (GFM), le septuagénaire a découvert, à la veille de la fête, que son nom ne figurait pas sur la liste des détenus bénéficiaires de la grâce présidentielle. Estimant avoir été victime d’une escroquerie, il a aussitôt déposé une plainte contre son chef de chambre.

À l’audience, S. M. Dramé a rejeté les accusations, affirmant n’avoir perçu aucun montant et s’être limité à un simple rôle d’intermédiaire. Une version contestée par la partie civile, qui a soutenu devant le tribunal que le prévenu lui avait personnellement communiqué le numéro de téléphone utilisé pour la transaction et confirmé la réception de l’argent.

Convaincu de la responsabilité du prévenu, le procureur a requis une peine d’un an d’emprisonnement ferme. De son côté, la défense a plaidé la relaxe. Le tribunal doit rendre sa décision ce jeudi 25 juin 2026.

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