L’Argentine sous le feu des critiques après les incidents d’après-finale et le déploiement d’une banderole politique controversée lors de sa victoire contre l’Angleterre en demi-finale
La FIFA a annoncé lundi l’ouverture d’une enquête sur la bagarre survenue après la finale de la Coupe du monde entre l’Argentine et l’Espagne.
« Après examen des rapports relatifs à la finale de la Coupe du monde de la FIFA entre l’Espagne et l’Argentine, et conformément à l’article 36 du Code disciplinaire de la FIFA, la Commission de discipline a désigné un procureur disciplinaire et éthique chargé d’enquêter sur d’éventuelles violations du Code en lien avec les incidents d’après-match », a indiqué l’instance dans un communiqué.
Au coup de sifflet final, l’Argentin Leandro Paredes aurait saisi l’Espagnol Eric Garcia à la gorge avant de pousser Gavi au sol, tandis que Nahuel Molina aurait frappé Rodri. L’entraîneur adjoint de l’Argentine, Roberto Ayala, a également été aperçu en train de porter un coup présumé à Dani Olmo.
Dans un premier temps, plusieurs médias avaient rapporté que l’arbitre Slavko Vincic avait adressé un carton rouge à Paredes après la fin de la rencontre.
La FIFA a toutefois confirmé par la suite à BBC Sport qu’aucune sanction disciplinaire n’avait été officiellement enregistrée contre le joueur à ce moment-là.
Molina a ensuite pris à partie Rodri, également impliqué dans un échange verbal avec Nicolas Otamendi, son ancien coéquipier à Manchester City.
La FIFA examine par ailleurs le comportement de la sélection argentine après sa victoire en demi-finale contre l’Angleterre. Les joueurs avaient célébré leur qualification en brandissant une banderole portant l’inscription « Las Malvinas son Argentinas » (« Les Malouines sont argentines »), nom espagnol utilisé par l’Argentine pour désigner les îles Falkland, archipel de l’Atlantique Sud administré par le Royaume-Uni.
Après la victoire 2-1 de l’Argentine, Lisandro Martinez et Giovani Lo Celso avaient tenu la banderole, introduite dans l’Atlanta Stadium par des supporters.
Cette initiative avait suscité les critiques de responsables britanniques, qui avaient appelé la FIFA à déterminer si les joueurs avaient enfreint les règles interdisant les messages politiques lors des compétitions officielles.
La FIFA interdit aux joueurs et aux équipes toute déclaration à caractère politique. Des amendes ou des suspensions pourraient donc être prononcées dans le cadre de cette enquête élargie.
