«Le redressement des comptes, c’est aussi le règlement des arriérés de paiement dus au secteur privé et une nouvelle doctrine de financement public ». Cette phrase a été prononcée le 8 septembre 2026 par le Premier ministre, Ahmadou Al Aminou Lo. C’était lors de la déclaration de politique générale.
«Mon Gouvernement fait de l’apurement des arriérés de paiements, évalués à 1.956 milliards FCFA à fin mars 2025 (pour 5.425 dossiers réguliers et dossiers irréguliers à fin décembre 2024), une question centrale pour débloquer le pays et les entreprises, dont des milliers de Tpe-Pme-Pmi. Voilà une raison supplémentaire de la pertinence du Plan de Traitement de la Dette du Sénégal », a affirmé M. Lo.
Il a souligné que les entreprises nationales sont parmi les principales créancières de l’État ; les laisser attendre revient à leur faire financer leur activité sur leur trésorerie, et à le leur faire payer une seconde fois en agios. Un plan d’apurement a été élaboré, faisant appel à diverses modalités : paiements en numéraires, affacturage, titrisation, compensation fiscale, rééchelonnements.
Le Premier ministre a indiqué que la priorité dans le paiement des dossiers réguliers (49,5% du stock ; 2.406 dossiers) se fera sur la base des critères relatifs à l’ancienneté de la créance, au type de créancier (Pme, secteurs à haut impact social ou économique tels que la santé, l’éducation et les Btp).
Mon Gouvernement, a-t-il dit, veillera à ne plus jamais faire du secteur privé national une variable d’ajustement dans la gestion de la trésorerie publique. Cette pratique inique a créé depuis longtemps pertes d’emplois, faillites, absence de croissance, pertes de potentiel de développement vers d’autres marchés. Le chef du gouvernement a indiqué que le délai de paiement de la commande publique sera ramené à un plafond réglementaire opposable, et son respect suivi mensuellement, service par service. «Les dispositions idoines ont été également prises pour renforcer le système d’information de suivi et de contrôle des règlements de la commande publique ! « , a fait savoir Ahmadou Al Aminou Lo.
