En séance plénière ce jeudi à l’Assemblée nationale, la députée Félicité Mbougar Sarr a réaffirmé son soutien au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, tout en s’en prenant à certains de ses collègues de Pastef. Dans son intervention, elle a notamment dénoncé ce qu’elle considère comme « un acharnement » contre le chef de l’État et évoqué une stratégie visant, selon elle, à « tout bloquer » pour provoquer son échec.

Prenant la parole à la tribune, la parlementaire a d’abord renouvelé son soutien à Bassirou Diomaye Faye. « Je l’ai applaudi hier, je l’applaudis aujourd’hui et je l’applaudirai demain », a-t-elle déclaré.

Félicité Mbougar Sarr a également salué l’action du président de la République, estimant qu’il avait « débloqué le pays » après une période qu’elle décrit comme marquée par deux années d’immobilisme. Pour illustrer son propos, elle a affirmé que « Pas une pièce de monnaie n’est sortie » et que « tout était au point mort ».

« Tout bloquer, vous faire échouer »

La députée s’est ensuite adressée à certains de ses collègues de Pastef, auxquels elle attribue une stratégie politique destinée à mettre le chef de l’État en difficulté.

« Selon moi, le plan, c’était quoi ? Tout bloquer, vous faire échouer et espérer débarquer en messie. C’est ça la vérité », a-t-elle lancé.

Elle a poursuivi en dénonçant ce qu’elle qualifie d’« acharnement » contre Bassirou Diomaye Faye. « Je veux profiter du haut de cette tribune pour dénoncer un acharnement vis-à-vis du président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye », a-t-elle martelé.

La parlementaire a par ailleurs salué la sérénité affichée, selon elle, par le chef de l’État face aux critiques. Elle a estimé que d’autres personnes placées dans une situation similaire auraient pu conduire le pays au « chaos ».

Les fonds spéciaux au cœur de son intervention

Félicité Mbougar Sarr s’est également exprimée sur la question des fonds spéciaux. Elle a dénoncé ce qu’elle considère comme une « malhonnêteté » dans le traitement de ce dossier, estimant que les fonds de la Présidence sont régulièrement évoqués tandis que ceux de la Primature feraient, selon elle, l’objet d’un « silence total ».

Elle a notamment cité le fonds « Djam Casamance » et interpellé ses collègues sur les initiatives en faveur de la paix en Casamance.

« Est-ce que cette paix en Casamance vous arrange ? Est-ce que le Plan Diomaye pour la Casamance vous dérange ? », a-t-elle lancé.

Pour la députée, « c’est ça le vrai scandale des deux dernières années », tandis que « tout le reste n’est que bavardage ».

« C’est de la lâcheté, c’est du vampirisme »

La parlementaire a également dénoncé l’utilisation politique des morts et des difficultés rencontrées par les populations.

« Quand on détruit l’espoir de son peuple, l’espoir de sa communauté, l’espoir de sa nation, c’est cela la vraie lâcheté », a-t-elle déclaré.

Elle a ensuite employé le terme « vampirisme » pour qualifier ce qu’elle présente comme une instrumentalisation des victimes dans le combat politique.

« Parce que se servir des morts comme des marches d’escalier, en compter 1, 2, 3 jusqu’à 87 pour accéder au pouvoir, c’est du vampirisme, c’est sucer le sang de ces morts », a-t-elle affirmé.

« Monsieur le Président, avancez »

Félicité Mbougar Sarr a par ailleurs défendu une conception discrète de l’aide aux populations, estimant que le président de la République ne chercherait pas à médiatiser les actions de solidarité.

« Quand on aide quelqu’un, il faut l’exposer. Ça, le président Diomaye ne le fera pas, il ne le fera jamais », a-t-elle soutenu.

S’adressant directement au chef de l’État, elle l’a ensuite exhorté à poursuivre son action : « Monsieur le Président, avancez. Votre conscience est bien tranquille. »

La députée a également critiqué ceux qui, selon elle, attaquent le président de la République tout en souhaitant ensuite renforcer leur formation politique.

« Rejeter Diomaye, passer son temps à l’attaquer et prétendre ensuite vouloir massifier son parti. Ce n’est pas de la massification ! », a-t-elle lancé.

Enfin, la parlementaire a appelé les ministres et directeurs généraux à rester proches des populations et à garder à l’esprit le caractère temporaire des fonctions publiques.

« Lorsqu’on est nommé, si l’on veut préserver son honneur et ses biens auprès des siens, il faut penser au jour où l’on quittera ses fonctions », a-t-elle déclaré, rappelant que « le pouvoir a une fin ».

Son intervention s’est achevée par un message adressé au ministre de la Justice : « Ce que vous avez fait est tout à fait normal. Que la paix soit sur vous. »

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