L’ONG internationale de défense des droits de l’homme, Human Right Watch (HRW), a exhorté, jeudi, les États-Unis à suspendre les accords signés avec certains pays africains sur la déportation des migrants « en raison du dangers qu’ils y courent ».

« L’administration Trump envoie des centaines de personnes, qui ne peuvent être expulsées vers leur pays d’origine en raison des dangers qu’elles encourent, vers des pays africains où elles n’ont aucun lien », a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié jeudi.

Selon HRW, plus de 500 personnes ont déjà été renvoyées des États-Unis dans le cadre de ces accords.

« L’expulsion de personnes vers des pays où elles n’ont jamais mis les pieds s’inscrit dans une politique américaine visant à infliger des souffrances humaines afin de dissuader les migrations », a déclaré Michael Garcia Bochenek, directeur par intérim du programme américain de Human Rights Watch.

HRW appelle les pays africains à suspendre ces accords : « Puisque le gouvernement américain instrumentalise ces accords pour se soustraire à ses responsabilités et priver les populations de leurs droits fondamentaux, les gouvernements africains signataires devraient les dénoncer ou les suspendre ».

Treize pays d’Afrique subsaharienne ont signé un accord d’expulsion de force vers un pays tiers avec les États-Unis. Il s’agit du Burundi, du Cameroun, du Cap-Vert, de la République Démocratique du Congo, de la Guinée équatoriale, de l’Eswatini, du Ghana, du Libéria, de la République centrafricaine, du Rwanda, de la Sierra Leone, du Soudan du Sud et de l’Ouganda.

Ces accords avec un pays tiers permettent au gouvernement américain d’expulser de son territoire les personnes qu’il souhaite voir partir, y compris celles dont la procédure d’immigration est en cours et qui bénéficient d’une protection juridique empêchant de les renvoyer dans leur pays car elles risquent d’y être torturées.

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