Dans « les prochains jours », le pape Léon XIV va se voir retirer, lors d’une chirurgie, un « nodule localisé au niveau du poumon », qui a été détecté à « un stade très précoce ». Mais de quoi s’agit-il exactement ? Pourquoi cette ablation est-elle conseillée ? Explications.

« Chers amis, lors de récents examens médicaux, les médecins ont découvert un petit nodule localisé dans mon poumon. Il a été détecté à un stade très précoce et est bien localisé. Les médecins estiment qu’il vaut mieux intervenir. J’ai donc décidé, en suivant leurs conseils, de subir une opération pour le retirer. L’intervention est déjà programmée pour les prochains jours », a annoncé le pape Léon XIV, âgé de 71 ans, dans un communiqué publié sur le site du Vatican. Interrogé par des journalistes, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, Matteo Bruni, a précisé que « l’opération est prévue pour les premiers jours de cette semaine et que la durée estimée de la convalescence post-opératoire sera d’environ une semaine. »

Nodule pulmonaire : est-ce que c’est grave ?

Surnommé « tache sur le poumon » ou « ombre », un nodule pulmonaire correspond à une lésion, plus ou moins arrondie, de moins de 3 cm de diamètre entourée de tissu pulmonaire sain. Au-delà de 3 cm, on ne parle plus de nodule mais de masse. Lorsque le diamètre est inférieur à 10 mm, on parle de micronodule, selon l’Institut Montsouris. « Ces nodules sont ronds et solides ou semblent remplis de liquide », spécifie la Société canadienne du cancer. En raison de leur petite taille, ils ne provoquent ni signe ni symptôme.

Généralement mis en évidence par un examen d’imagerie comme une radiographie ou une tomodensitométrie (TDM), les nodules peuvent, d’après le CHU de Lyon, avoir plusieurs origines, notamment infectieuses (pneumonie tuberculose), inflammatoires (maladie auto-immune chronique, sarcoïdose, polyarthrite rhumatoïde, sclérodermie…), tumorales (lésions bénignes) ou des cicatrices d’une précédente pathologie pulmonaire. L’inhalation de substances nocives comme le tabac, l’amiante ou le radon, peut être aussi en cause. « Chez certaines personnes, la raison pour laquelle des nodules apparaissent reste inconnue. »

« Presque tous les nodules pulmonaires sont non cancéreux, mais il arrive qu’un tel nodule soit cancéreux », peut-on lire sur le site de la Société canadienne du cancer. En effet, le cancer du poumon peut se manifester par un ou plusieurs nodules. « Le risque qu’un nodule pulmonaire soit cancéreux est plus élevé chez les personnes âgées qui ont fumé ou qui fument encore ou bien qui présentent d’autres facteurs de risque du cancer du poumon, comme l’exposition à l’amiante. Un nodule pulmonaire qui mesure plus de 8 mm de diamètre est plus susceptible d’être cancéreux », peut-on lire sur le site de la Société canadienne du cancer.

Prélever le nodule pour déterminer s’il est bénin ou malin

Afin de déterminer si ces anomalies sont bénignes ou malignes, il est possible de réaliser une biopsie sous scanner ou échographie à l’aiguille. « Dans 5 à 10 % des cas, l’analyse de la biopsie ne permet pas de conclure et il faut alors prélever un fragment plus important voire la totalité du nodule. Ceci n’est possible que par une intervention chirurgicale », explique l’Institut Montsouris. Dans le cas du pape Léon XIV, rien ne permet, pour l’heure, de déterminer si le nodule est cancéreux. Seule l’analyse du tissu prélevé lors de l’intervention chirurgicale, « prévue pour les jours à venir », permettra d’en savoir plus. Pour rappel, « son ablation n’entraîne pas de conséquence sur la fonction respiratoire. »

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