Un ancien brigadier de l’administration pénitentiaire à la retraite, répondant au nom de Waly Mbodji, était récemment dans de sales draps. Cet ex maton qui s’est reconverti en consultant dans certains médias de la place, a été interpellé le mardi dernier en début d’après-midi par des éléments de la Brigade des affaires générales(Bag) de la police. Les limiers de ce démembrement de la Division desinvestigations criminelles (Dic) l’ont cravaté sur instruction du Procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye. Selon certaines indiscrétions, l’ex garde pénitentiaire se faisait passer pour un magistrat ou un avocat auprès de certains usagers du Tribunal de grande instance de Dakar pour mieux les gruger. Mis au parfum, le Procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, s’est autosaisi pour tirer cette affaire au clair. C’estsur ces entrefaites que le sieur Waly Mbodji a été entendu sur procès-verbal par les hommes du Commissaire Albert Gomis, le chef de la Brigade des affaires générales de la Dic. L’ex brigadier de l’administration pénitentiaire avait été cité dans un rapport confidentiel rédigé par un gradé en service à la cave. Il est accusé dans ce document d’usurpation de fonction et d’extorsion de fonds. Entendu par les enquêteurs de la Bag, le mis en cause a balayé d’un revers de la main toutes ces incriminations. Malgré ses dénégations, il a été placé le même jour vers 18 heures 30 en position de garde-à-vue à la chambre de sûreté du commissariat de police de Rebeuss communément appelé Guantanamo, dans le jargon des flics. Au lendemain de cette mésaventure, le mis en cause a été déféré au parquet vers midi avant de faire l’objet d’un retour de parquet. VICTIME NI PLUS NI MOINS D’ABUS D’AUTORITÉ ET DE VIOLATION DE SES DROITS N’étant plus libre de ses mouvements, il a été acheminé le mercredi dernier sous bonne escorte, au Commissariat central de Dakar pour y passer la nuit. Le jour suivant, il a été présenté à nouveau devant le Procureur de la République, mais il a fait l’objet d’un second retour de parquet. C’est finalement le vendredi dernier que Waly Mbodji a été enfin entendu par un des substituts du Procureur de la République, un certain Malick Dia. Au terme de cet interrogatoire, le substitut du Procureur qui n’avait aucun élément matériel pour le maintenir dans les liens de la dé- tention préventive, a tout simplement classé ce dossiersanssuite. Cette mesure a ainsi misfin à toute poursuite judiciaire à son encontre. Après avoir recouvré la liberté, l’ex maton a dénoncé son arrestation qu’il a qualifiée “d’arbitraire”. À l’en croire, il a été victime ni plus ni moins, tout au long de cette procédure, d’abus d’autorité et de violation de ses droits les plus élémentaires. Toutefois, l’ex brigadier a indiqué que pour des raisons de convenance personnelle, il n’envisage pas de porter plainte contre ses bourreaux qui l’ont privé “arbitrairement” de sa liberté, mais surtout de ses enfants dont certains sont en bas âge, pendant trois longs jours de calvaire.
KEUR MBIR NDAW – QUERELLE ENTRE COÉPOUSES F. Diagne sectionne la langue de sa coépouse
Les faits se sont déroulés vendredi vers 10 heures à Keur Mbir Ndaw, un village situé dans la commune de Notto Gouye Diamma à Thiès. Selon nos sources, le courant ne passait apparemment plus entre les deux coépouses. En atteste la bagarre qui s’en est suivie entre S. Mbengue et F. Diagne dont le mari Modou- Modou se trouve en Italie. Une bagarre pendant laquelle F. Diagne inflige à sa coépouse une ablation de la langue par morsure. Toute la question que se posent les voisins, encore sous le choc, c’est comment cette dernière est arrivée à sectionner la langue de sa rivale en la lui mordant à l’intérieur de sa bouche ? Pour la petite histoire, le fils de la première coépouse s’est fait sévèrement corriger par la deuxième qui l’a surpris en train de chauffer de l’eau avec le gaz. En sanglot, l’enfant est allé se plaindre auprès de sa mère qui a auto- matiquement rappliqué vers sa coépouse pour lui dire ses quatre vérités. Le ton est monté très vite entre les deux femmes, et point n’est besoin d’être grand clerc pour savoir ce qui s’en est suivi, puisque l’étincelle qui manquait à la poudre avait pris feu. C’est la ba- garre ! «AYÉWOUL» (NDLR, CE N’ÉTAIT PAS SON TOUR CONJUGAL) Selon toujours des témoins, F. Diagne a réussi à ceinturer sa coépouse S. Mbengue par derrière, et ce qui devait arriver arriva. La raison, on ne peut plus sympathique, selon toujours nos sources, est que la première coépouse n’avait pas le droit d’utiliser la bouteille de gaz «familiale» puisque «ayéwoul» (Ndlr, ce n’était pas son tour conjugal). Par conséquent, ni elle ni ses enfants n’avaient le droit d’utiliser le gaz pour un quelconque besoin. Pour le moment, S. Mbengue est à l’hôpital Amadou Sakhir Ndiéguène de Thiès où elle a subi une intervention chirurgicale, espérant retrouver l’usage de la parole. L’affaire risque d’atterrir sur la table du juge, puisque toutes les deux co- épouses détiendraient des certificats médicaux en bonne et due forme.
Macky a envoyé une forte délégation chez Déthié Fall
Après son coup de fil à la famille de Déthié Fall en présence du maire de Saint-Louis, Mansour Faye, qu’il avait dépêché sur les lieux, le Président Macky Sall a envoyé une forte délégation chez le vice-président de Rewmi au quartier Mamelles. La délégation conduite par Mor Ngom était composée de Zahra Iyane Thiam, Ismaïla Badiane, Nicolas Ndiaye de la Ld, Cheikh Mbacké Lô de l’Aj/Pads, le députée Ndèye Diouf, Boubacar Siguini Sy conseiller spécial du président, etc. Ils ont présenté au vice-président de Rewmi les condoléances du chef de l’Etat. La délégation a exprimé toute sa compassion et son soutien dans cette épreuve douloureuse à Dethié Fall. Mor Ngom a magnifié l’exception sénégalaise qui, selon lui, fait que la classe politique a toujours su taire les divergences et se retrouver dans les moments douloureux. Le responsable de Rewmi Déthié Fall a vivement salué le geste du président de la République avant de leur dire que toute la famille en sera informée ainsi que le Président Idrissa Seck. A noter que la classe politique continue de défiler chez le numéro deux du parti Rewmi. Avant-hier, c’est le ministre Habib Sy qui a fait également le déplacement chez le vice-président de Rewmi pour présenter ses condoléances de même que Serigne Bassirou Mbacké Khadim Awa Bâ.
Moustapha Diop décroche Or Ndiaye du Ps
Défection encore au Parti Socialiste (Ps). Le désormais exjeune responsable socialiste Or Ndiaye a décidé de tourner le dos à la formation verte et de rejoindre l’Alliance pour la République (Apr). Il a effectué hier sa rentrée politique au Centre Culturel Régional de Louga, en présence des adjoints au maire Ndèye Bineta Cissokho Ndoye et Mor Sylla alias «Arka», le coordonnateur Lakhbouss Diakhaté etc. M. Ndiaye a promis d’accompagner le maire de Louga Moustapha Diop et coordonnateur de l’Apr pour le triomphe du chef de l’Etat aux prochaines élections. Il va aider Moustapha Diop à la remobilisation de la Convergence des Jeunes Républicains (Cojer) de Louga.
Le Grand cadre déterre la hache de guerre
L’école va encore renouer avec les grèves cycliques, si le gouvernement ne prend pas les devants. En tout cas, le Grand Cadre tendance Mamadou Lamine Dianté annonce le dépôt d’un préavis de grève dès la semaine prochaine pour dénoncer le retard noté dans la mise en application des accords signés entre le Gouvernement et les syndicats. Selon le nouveau coordonnateur du Grand cadre, Oumar Wally Zoumaro, la lutte va commencer bientôt. Le responsable syndical accuse les autorités d’avoir trainé les pieds en ce qui concerne la matérialisation de l’application des accords.
Macky Sall travaille pour Khalifa
En décidant de traquer Khalifa, l’État-Apr travaille de façon inconsciente pour le Maire de Dakar. Pourtant Macky Sall est mieux placé que quiconque pour savoir que ses compatriotes abhorrent l’injustice, et que, s’il a été élu par ses, ce n’est pas parce qu’il était le plus intelligent ou le plus talentueux. Mais c’est qu’ils voulaient démontrer à Wade qu’ils lui avaient confié le pouvoir pour qu’il répare les injustices et non pour qu’il en fasse un mode de gouvernement. Aujourd’hui, ceux qui soutiennent que Khalifa Sall est victime d’une injustice n’ont pas tout à fait tort. Car combien sont-ils ceux qui ont été épinglés par les corps de contrôle de l’État et qui continuent à vaquer à leurs occupations sans être inquiétés ?
Combien de rapports produits par l’Ige, la Cour des Comptes, l’Armp… dorment encore sous le coude du chef de l’État ? Comme du reste la Crei, qui depuis la condamnation de Karim Wade semble être plongée dans un profond sommeil alors que les Sénégalais attendent toujours de savoir la suite réservée aux 25 présumés détourneurs qui étaient sur la liste du Procureur spécial. Bien vrai que nous sommes fatigués par ces nuées de prédateurs qui, comme des criquets pèlerins dévastent leurs maigres deniers depuis des décennies sans être exterminés. Mais transparence bien ordonnée commence par soi même. Et toutes les Institutions qui gèrent cette fameuse caisse d’avances doivent aussi donner le bon exemple en faisant preuve elles aussi de transparence.
Les dignitaires d’une mosquée à la gendarmerie
Les dirigeants de la mosquée du quartier 10e à Thiès se sont rendus hier à la brigade de gendarmerie de Nguinth. Ils sont allés répondre à une convocation faisant suite à la destruction de cocotiers plantés autour du lieu de culte. Selon nos sources, la plainte vient de l’ingénieur paysagiste Damel Méissa Fall leader du parti «Naataange Sunu Reew» et elle a été déposée par l’intermédiaire d’un de ses proches. Vieux Insa Dembelé président du comité de gestion de la mosquée, Djibril Niang, Pape Thiaw, etc. sont accusés de destruction de biens appartenant à autrui. Tous âgés de plus de 80 ans, ils ont bravé hier le froid pour se rendre à la gendarmerie, mais leur face à face avec les gendarmes a été renvoyé pour ce matin à 10 heures. Selon nos sources, Damel Méissa Fall a planté les arbres aux abords de la mosquée et il s’en est suivi une polémique qui a abouti à cette situation.
VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME : Amnesty expose les manquements du Sénégal
Le Sénégal n’a pas connu beaucoup d’avancées dans le respect des droits humains. En lançant hier, mercredi 22 février, le rapport annuel 2016-2017 de son organisation, le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal, Seydi Gassama, a déploré la persistance de plusieurs violations des droits humains très souvent dénoncées.
AFFAIRE AIDA MBODJI : Oumar SARR s’explique
Après Bambey, la capitale du «Thiapy», le coordonnateur national du parti démocratique sénégalais (PDS) a profité de l’étape de Nioro pour lever toute équivoquer sur l’affaire Aïda Mbodj.
DELIVRANCE DES TITRES DE PROPRIETE : Macky transforme les titres précaires en titres fonciers
Les titres précaires seront transformés en titres fonciers. Et ce, gratuitement. C’est la décision qui a été prise hier, mercredi 22 février, en conseil des ministres, par le président de la République, Macky Sall.