De Bennoo à Manko – Les cas Serigne Mansour Sy Djamil et Jean Paul Dias

 

Depuis qu’il a quitté la coalition Bennoo Bokk Yaakaar (majorité) pour rejoindre celle de Manko Wattù Senegaal (opposition), Serigne Mansour Sy Djamil fait l’objet de certaines critiques. D’autres signalent qu’une telle démarche n’aura aucun incident sur la coalition présidentielle. Mais, presque tout le monde oublie qu’il est arrivé à l’Assemblée nationale avec sa propre liste, avant de rejoindre le groupe de la majorité.

 

Par Abdoulaye Mbow (actunet.sn)

Au moins, lors des élections législatives de 2012, Serigne Mansour Sy Djamil n’avait pas jugé nécessaire de partir en coalition avec Bennoo Bokk Yaakaar. C’est sur la liste Bes Du Niakk, qu’il est parti à l’assaut des suffrages des Sénégalais pour obtenir trois sièges de députés. Ce que les partis dits traditionnels n’avaient pas osé faire, préférant s’accrocher à Macky Sall pour espérer disposer d’un nombre assez conséquent d’élus.

Par exemple, le Parti socialiste (Ps), l’Alliance des forces de progrès (Afp) ou encore la Ligue démocratique (Ld), entre autres, sont tous partis sur la liste Bennoo Bokk Yaakaar. Tout le contraire du leader de Bes Du Niakk, qui, il faut le dire, peut prendre ‘’légitimement’’ toute décision liée à l’avenir de son mouvement.

Et, ce n’est pas une surprise s’il a rejoint une coalition mise en branle par des formations politiques de l’opposition. Autrement dit, il ne dira jamais qu’il a été redevable à Macky Sall, contrairement à d’autres. Ce qui fait que son cas est assez spécial, puisqu’il a agi en toute indépendance.

Pour Jean Paul Dias, c’est littéralement la même démarche. Membre fondateur de la coalition Macky 2012, après cinq ans, il ne s’est pas trop senti dans la gestion Bennoo Bokk Yaakaar. En clair, contrairement à certains transhumants qui ont été casés, il n’a pas reçu une petite miette dans ce qui est considéré comme un partage du gâteau. Aussi, prendre la décision de rejoindre une coalition de l’opposition, ne peut pas être surprenante.

Ce sera également le cas de quelques franges de la majorité présidentielle, qui attendent dans les couloirs sans jamais voir l’ombre de leur mentor, Macky Sall. Elles devront prendre leur destin en main, si elles espèrent pouvoir siéger dans la treizième législature. Car, quelques-uns des leaders concernés ont déjà laissé entendre qu’ils n’accepteront plus d’être les dindons de la farce dans le jeu du Bennoo des cinq, à savoir l’Alliance pour la République (Apr), le Parti socialiste (Ps), l’Alliance des forces de progrès (Afp), le Parti de l’indépendance et du travail (Pit) et la Ligue démocratique (Ld).

Abdoulaye Mbow (actunet.sn)

 

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