L’ancien président sénégalais Macky Sall a annoncé sa candidature au poste de secrétaire général de l’ONU, mais il fait face à des défis importants. Deux handicaps institutionnels majeurs pourraient entraver ses chances : la rotation géographique qui favorise l’Amérique du Sud et la volonté des instances onusiennes d’élire une femme à ce poste.

Selon Jeune Afrique, l’ONU a pour coutume de faire une rotation géographique pour le poste de secrétaire général, et l’Amérique du Sud est la région la plus susceptible de voir l’un de ses ressortissants occuper ce poste. L’Afrique, de son côté, a connu deux secrétaires généraux, dont le dernier, le Ghanéen Koffi Annan, à la tête de l’organisation de 1997 à 2006.

Par ailleurs, les instances onusiennes affichent explicitement une volonté d’élire une femme secrétaire général. Jamais, dans son histoire, l’ONU n’a connu de femme secrétaire général et souhaite y mettre un terme. Une campagne officielle nommée « Madame SG » a été lancée par l’Organisation « GWL Voices » (Global women leaders) composée d’anciennes diplomates.

La candidature de Macky Sall ne fait pas l’unanimité au sein du gouvernement sénégalais, qui lui reproche sa répression durant son mandat et la supposée dette cachée. Il devra donc surmonter ces obstacles pour espérer occuper le poste de secrétaire général de l’ONU.

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