Les négociations salariales entre la direction du géant coréen et son syndicat maison ont échoué ce mercredi. Des dizaines de milliers de travailleurs, employés sur les lignes de production des puces mémoires que s’arrachent les géants de l’IA, pourraient cesser le travail dès jeudi pour dix-huit jours.
Les négociations salariales entre la direction du géant coréen et son syndicat maison ont échoué ce mercredi. Des dizaines de milliers de travailleurs, employés sur les lignes de production des puces mémoires que s’arrachent les géants de l’IA, pourraient cesser le travail dès jeudi pour dix-huit jours.
D’ultimes négociations ont lieu mercredi entre le géant sud-coréen des puces-mémoires Samsung Electronics et ses syndicats afin d’éviter une grève géante prévue à partir de jeudi pour réclamer un meilleur partage des bénéfices tirés de l’IA.
Les organisations syndicales avaient confirmé dans la matinée que leur mouvement de social prévu du 21 mai au 7 juin, qui pourrait réunir 50.500 de leurs membres (sur quelque 125.000 salariés dans le pays), aurait bien lieu après l’échec de pourparlers avec la direction.
Mais de nouvelles discussions ont finalement repris en fin d’après-midi « avec la médiation personnelle du ministre du Travail », a annoncé le gouvernement sud-coréen.
Ce conflit survient sur fond de boom de l’IA qui profite aux fabricants de puces-mémoires: au premier trimestre 2026, Samsung Electronics a ainsi multiplié par six son bénéfice net sur un an, à 27 milliards d’euros.
Les syndicats réclament une hausse de salaire de 7%, la fin du plafonnement des primes, et exigent que Samsung consacre 15% de son bénéfice d’exploitation aux primes.
Ils dénoncent les écarts massifs entre les employés de la section des puces de Samsung, bénéficiant de généreuses gratifications, et ceux des autres départements.
L’organisation syndicale Samsung Electronics Labor Union (SELU) avait indiqué plus tôt mercredi avoir « accepté la proposition soumise » par un organisme officiel de médiation, mais que « la direction avait signifié son refus », ouvrant la voie au début de la grève jeudi.
« En aucun cas une grève ne doit avoir lieu », avait répliqué la direction de Samsung, se disant prêt à dialoguer « jusqu’au tout dernier moment ».
Pour autant, « accéder aux revendications syndicales excessives risquerait de compromettre les principes fondamentaux de la gestion de l’entreprise », rappelait le groupe, attaché aux rémunérations dépendant des performances.
Longtemps farouchement opposé aux syndicats, le fondateur de Samsung, Lee Byung-chul, avait juré qu’il n’en permettrait jamais la création de son vivant. Il est mort en 1987. Le premier syndicat fut établi à la fin des années 2010.
Répercussions économiques
La présidence sud-coréenne avait exprimé mercredi en milieu de journée ses « profonds regrets » après l’échec des négociations, appelant direction et syndicats « à tout mettre en oeuvre » pour s’entendre « par égard pour les répercussions sur l’économie » nationale.
D’ultimes négociations ont lieu mercredi entre le géant sud-coréen des puces-mémoires Samsung Electronics et ses syndicats afin d’éviter une grève géante prévue à partir de jeudi pour réclamer un meilleur partage des bénéfices tirés de l’IA.
Les organisations syndicales avaient confirmé dans la matinée que leur mouvement de social prévu du 21 mai au 7 juin, qui pourrait réunir 50.500 de leurs membres (sur quelque 125.000 salariés dans le pays), aurait bien lieu après l’échec de pourparlers avec la direction.
Mais de nouvelles discussions ont finalement repris en fin d’après-midi « avec la médiation personnelle du ministre du Travail », a annoncé le gouvernement sud-coréen.
Ce conflit survient sur fond de boom de l’IA qui profite aux fabricants de puces-mémoires: au premier trimestre 2026, Samsung Electronics a ainsi multiplié par six son bénéfice net sur un an, à 27 milliards d’euros.
Les syndicats réclament une hausse de salaire de 7%, la fin du plafonnement des primes, et exigent que Samsung consacre 15% de son bénéfice d’exploitation aux primes.
Ils dénoncent les écarts massifs entre les employés de la section des puces de Samsung, bénéficiant de généreuses gratifications, et ceux des autres départements.
L’organisation syndicale Samsung Electronics Labor Union (SELU) avait indiqué plus tôt mercredi avoir « accepté la proposition soumise » par un organisme officiel de médiation, mais que « la direction avait signifié son refus », ouvrant la voie au début de la grève jeudi.
« En aucun cas une grève ne doit avoir lieu », avait répliqué la direction de Samsung, se disant prêt à dialoguer « jusqu’au tout dernier moment ».
Pour autant, « accéder aux revendications syndicales excessives risquerait de compromettre les principes fondamentaux de la gestion de l’entreprise », rappelait le groupe, attaché aux rémunérations dépendant des performances.
Longtemps farouchement opposé aux syndicats, le fondateur de Samsung, Lee Byung-chul, avait juré qu’il n’en permettrait jamais la création de son vivant. Il est mort en 1987. Le premier syndicat fut établi à la fin des années 2010.
Répercussions économiques
La présidence sud-coréenne avait exprimé mercredi en milieu de journée ses « profonds regrets » après l’échec des négociations, appelant direction et syndicats « à tout mettre en oeuvre » pour s’entendre « par égard pour les répercussions sur l’économie » nationale.
