Édouard Geffray estime que les épreuves organisées entre 14h et 18h ne sont plus adaptées face à la multiplication des épisodes de chaleur en France
Le ministre français de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a déclaré dimanche souhaiter qu’« aucun examen ne se déroule l’après-midi », alors que les épisodes de fortes chaleurs perturbent de plus en plus fréquemment l’organisation des épreuves scolaires.
À la veille de l’épreuve de philosophie du baccalauréat, le ministre a estimé que les examens programmés entre 14h et 18h n’étaient plus adaptés aux conditions climatiques actuelles. « On ne peut plus se permettre d’avoir des épreuves qui se déroulent de 14 heures à 18 heures », a-t-il affirmé lors d’un entretien accordé à France Inter.
Selon lui, les épreuves organisées en matinée offrent de meilleures conditions aux élèves. « Entre 8 heures et midi, si vous avez aéré le matin avant d’arriver, cela reste à peu près frais », a-t-il ajouté, estimant que « la matinée suffira » pour la tenue des examens.
Ces déclarations interviennent alors que Météo-France prévoit un nouvel épisode de fortes chaleurs pour la semaine prochaine, période durant laquelle se dérouleront les épreuves écrites du baccalauréat. Les températures pourraient dépasser les 30°C dans une grande partie du sud du pays, avec des pointes comprises entre 33°C et 36°C dans le Sud-Ouest.
L’organisme météorologique prévoit également des nuits particulièrement chaudes, notamment à Paris, où les températures pourraient rester autour de 25°C à la fin de la semaine, rapporte BFMTV..
À partir du lundi 15 juin, les lycéens des filières générales et technologiques passeront leurs épreuves écrites du baccalauréat exclusivement le matin. Les épreuves du Grand oral se dérouleront ensuite du 22 juin au 1er juillet.
Les collégiens composeront quant à eux pour le brevet des collèges du 26 au 30 juin. La majorité des épreuves auront lieu en matinée, à l’exception de certaines évaluations programmées l’après-midi, notamment en sciences et en langue vivante étrangère pour les candidats libres.
Lors du précédent épisode de chaleur survenu en mai, le ministre avait exclu tout report des examens du baccalauréat professionnel, privilégiant des mesures qu’il avait qualifiées de « bon sens », telles que l’aération des salles de classe et l’hydratation des élèves.
Cette position avait suscité des critiques de la part de représentants de parents d’élèves et de syndicats enseignants. Selon la même source, ces derniers dénoncent un manque d’anticipation et de moyens face à des épisodes caniculaires devenus plus fréquents et plus prévisibles, ainsi que des conditions d’apprentissage parfois difficiles dans des établissements insuffisamment adaptés aux fortes températures.
