L’affaire Ndiaga Seck, déjà au cœur d’un vaste scandale à Linguère, connaît un nouveau rebondissement. Selon les révélations du quotidien Libération, trois des six personnes interpellées dans le cadre de l’enquête ont fini par passer aux aveux après la découverte d’éléments jugés compromettants par les enquêteurs.
D’après Libération, l’exploitation du téléphone portable de Ndiaga Seck ainsi que de son compte Facebook ouvert sous le nom de « Ndanane Seck » a permis d’identifier plusieurs présumés partenaires. Cette opération a conduit à l’arrestation de six individus à Dakar et dans sa banlieue avant leur transfert à Linguère pour les besoins de l’enquête.
Parmi les personnes placées en garde à vue figurent un médecin généraliste en service à l’hôpital Général Idrissa Pouye de Grand-Yoff, trois employés du secteur bancaire, un tailleur ainsi qu’un bijoutier. Ils sont poursuivis pour des faits qualifiés d’actes contre nature. Quatre d’entre eux sont également visés dans le cadre d’investigations portant sur une présumée transmission volontaire du VIH après avoir été déclarés séropositifs.
Selon les informations rapportées par Libération, les enquêteurs ont découvert de nombreux échanges privés entre Ndiaga Seck et les personnes mises en cause. Dans ces conversations, Ndiaga Seck se présentait sous le surnom de « Gaïndé gou magatt » et demandait régulièrement à ses interlocuteurs de faire preuve de discrétion. Certains messages feraient également état de commentaires élogieux sur ses performances sexuelles ou encore de discussions visant à lui présenter d’autres partenaires.
Face à ces éléments, trois suspects ont reconnu avoir entretenu des relations avec Ndiaga Seck. Le médecin Ibrahima Dièye aurait admis plusieurs rencontres en 2024 à Dakar et confirmé avoir été diagnostiqué séropositif depuis 2023. De son côté, le tailleur Cheikh Niass a également reconnu des relations avec Ndiaga Seck, tout en déclarant ignorer l’origine de sa contamination au VIH.
Le cas du bijoutier Modou Sylla apparaît plus nuancé. Bien qu’il ait reconnu son homosexualité, il a dans un premier temps nié avoir entretenu des rapports avec Ndiaga Seck. Cependant, confronté à certains messages extraits du téléphone de ce dernier, il aurait éprouvé des difficultés à justifier le contenu des échanges.
Les trois autres mis en cause ont maintenu leurs dénégations malgré les messages retrouvés par les enquêteurs. Parmi eux figurent deux employés de banque ainsi qu’un autre suspect qui, selon Libération, a pourtant été formellement cité par Ndiaga Seck dans ses déclarations.
Les six personnes interpellées devaient être présentées au juge ce vendredi pour la suite de la procédure.
