Ousmane Sonko a clarifié sa position sur les relations entre l’Assemblée nationale et l’exécutif. Invité de France 24, le président de l’Assemblée nationale a affirmé qu’aucun « chèque en blanc » n’avait été accordé au gouvernement, même si la majorité parlementaire n’entend pas s’inscrire dans une logique de confrontation systématique.
Revenant sur sa déclaration selon laquelle PASTEF ne censurerait pas le gouvernement, Sonko a expliqué qu’il s’agissait d’une position de principe visant à ne pas entraver l’action de l’exécutif.
« Nous ne serons pas dans des logiques politiciennes de censurer pour régler des comptes », a-t-il déclaré.
Toutefois, il a rappelé que la motion de censure demeure une prérogative constitutionnelle de l’Assemblée nationale. À ses yeux, si les circonstances l’exigent, les députés pourraient parfaitement utiliser cet outil institutionnel.
Le leader de PASTEF estime néanmoins qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions sur l’action gouvernementale. Il souligne que le gouvernement vient d’être installé et qu’il doit disposer du temps nécessaire pour mettre en œuvre sa politique.
Dans son argumentaire, Sonko a insisté sur la nécessité de respecter l’équilibre institutionnel prévu par la Constitution. Selon lui, l’exécutif doit gouverner tandis que l’Assemblée nationale doit voter les lois et contrôler l’action gouvernementale.
« Nous n’avons pas besoin d’être de grands amis pour que cela fonctionne », a-t-il lancé, estimant que le respect des règles institutionnelles suffit à garantir la stabilité du système.
