La décision intervient sur fond de critiques croissantes contre la gouvernance de la FIFA, notamment après la controverse autour du projet FIFA Forward Enterprise (FFE), abandonné début août

La Fédération française de football (FFF) a décidé de retirer son soutien à Gianni Infantino, candidat à sa réélection à la présidence de la FIFA, a rapporté jeudi le quotidien français Le Monde.

La décision, prise à l’issue d’une réunion du comité exécutif de la FFF, met fin à une décennie de soutien de la fédération française au dirigeant italo-suisse, qu’elle avait notamment contribué à faire élire à la tête de l’instance dirigeante du football mondial en février 2016.

Ce revirement intervient à quelques mois de l’élection à la présidence de la FIFA, prévue le 18 mars 2027.

La décision marque un changement de position par rapport à celle adoptée quelques mois plus tôt par le président de la FFF, Philippe Diallo. Selon Le Monde, celui-ci avait signé en juin, pendant la Coupe du monde, une lettre soutenant la candidature de Infantino, aux côtés d’environ 200 autres présidents de fédérations.

Les relations entre la FFF et la direction de la FIFA se sont toutefois dégradées ces derniers mois, notamment autour du projet FIFA Forward Enterprise (FFE), qui prévoyait la création d’une société commerciale et l’ouverture partielle de l’instance à des investisseurs privés.

Fortement contesté, le projet a finalement été abandonné le 1er août.

Début août, la FFF avait déjà durci le ton, estimant que « les interrogations relatives à la gouvernance de la FIFA demeurent entières ».

Philippe Diallo avait alors jugé que le fonctionnement de l’instance n’était « plus à la hauteur des responsabilités et des enjeux » du football mondial, appelant à « une transformation profonde de sa gouvernance » ainsi qu’à un « véritable débat démocratique ».

Le retrait du soutien de la FFF intervient alors que plusieurs fédérations européennes ont également pris leurs distances avec Gianni Infantino ces dernières semaines.

Les fédérations de Tahiti et de Nouvelle-Calédonie, membres de la Confédération océanienne de football (OFC), avaient en revanche réaffirmé mi-août leur soutien au président sortant de la FIFA.

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