« La multiplication de ces actes hostiles traduit une dangereuse fuite en avant de la part de la Russie, qui ne fera que la mener dans l’impasse », déclare Macron
L’Estonie a accusé mardi la Russie d’avoir commandité l’incendie criminel qui a touché le mois dernier une entreprise du secteur de la défense.
« Nous pouvons affirmer aujourd’hui avec une entière certitude que l’incendie criminel contre Milrem en Estonie dans la nuit du 15 août était un acte de sabotage commandité par les services spéciaux de la Fédération de Russie », a déclaré le Premier ministre Kristen Michal.
Michal a précisé que cette conclusion reposait sur l’enquête du Service de sécurité intérieure (KAPO).
Il a décrit ce sabotage comme s’inscrivant dans une campagne russe en Europe visant à intimider le continent, à réduire le soutien à l’Ukraine et la pression sur Moscou.
Si l’enquête pénale est toujours en cours, les premières informations indiquent que l’attaque pourrait avoir été commanditée.
Réaction française
Le président français Emmanuel Macron a exprimé la « pleine solidarité » de la France avec l’Estonie. Il a rappelé que l’Allemagne avait attribué à la Russie, il y a quelques semaines, un incident « très grave » à l’aéroport de Leipzig.
« La multiplication de ces actes hostiles traduit une dangereuse fuite en avant de la part de la Russie, qui ne fera que la mener dans l’impasse », a-t-il écrit, ajoutant que Moscou « n’aura raison ni de notre unité, ni de notre détermination à continuer de soutenir l’Ukraine ».
L’incendie s’est déclaré dans un bâtiment utilisé par Milrem Robotics, qui aurait fourni des véhicules terrestres sans pilote à l’Ukraine. Aucune victime n’a été signalée.
Selon Peskov, le porte-parole du Kremlin, cité par Tass, les accusations de l’Estonie selon lesquelles la Russie aurait orchestré l’incendie criminel d’une installation militaire à Tallinn « sont infondées, imprudentes, totalement déconnectées de la réalité et dépourvues de tout élément permettant de les étayer »
Moscou a à plusieurs reprises rejeté des accusations similaires
Séparément, Dmitri Peskov, avait déclaré que « la Russie ne menace ni la France ni aucun État européen », ajoutant que le président Vladimir Poutine l’a dit à de multiples reprises.
La Russie avait également accusé les pays occidentaux de formuler des accusations « infondées et gratuites » et d’exploiter la « menace russe » pour justifier leur « politique antirusse » ainsi que la hausse de leurs dépenses militaires, un phénomène qui se ferait, selon Moscou, « au détriment des secteurs revêtant une importance sociale ».
