Déférés hier, les six membres du groupe sont désormais au cœur d’une procédure judiciaire qui prend une tournure explosive. Après le « mbakhal » qui avait failli tourner au lynchage à la Médina, l’exploitation des téléphones et des échanges WhatsApp livre de nouveaux éléments.
L’affaire du groupe « Sabar Monument » est loin d’avoir livré tous ses secrets. Selon les informations rapportées par Libération, les six mis en cause, sauvés in extremis d’une foule hostile à la Médina où ils organisaient un « mbakhal », ont été déférés hier devant les autorités judiciaires.
L’enquête, menée tambour battant, aurait permis d’exhumer, à travers l’exploitation de plusieurs téléphones et d’un groupe WhatsApp, une série de conversations et d’images à caractère sexuel. Des éléments désormais versés au dossier et qui viennent étoffer les charges retenues contre les intéressés.
Parmi les personnes entendues, Mamadou Diakité, alias Mouhamed Ndiaye, aurait reconnu avoir eu, au début du mois, des rapports sexuels avec un individu rencontré sur TikTok.
Selon les éléments rapportés par Libération, cet individu lui aurait ensuite remis 12 000 francs CFA.
Autre pièce versée dans le dossier : le téléphone de Mouhamed Mbaye. Son exploitation aurait révélé plusieurs échanges à caractère sexuel, dans lesquels il se serait notamment présenté comme un « Yoss ».
Le cas de Khadim Badji, alias « Ayvie », ajoute une autre dimension à l’affaire. Interrogé au sujet d’une vidéo dans laquelle il apparaît habillé en femme, il aurait déclaré aux enquêteurs avoir lui-même été victime de plusieurs agressions sexuelles.
Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Deux des six mis en cause feraient également l’objet de poursuites pour transmission volontaire du VIH, après des tests présentés comme positifs.
Ainsi, ce qui avait commencé par une intervention spectaculaire pour éviter un lynchage prend désormais les allures d’un dossier judiciaire particulièrement sensible.
Entre contenus numériques exploités par les enquêteurs, déclarations des mis en cause et nouvelles incriminations, le dossier « Sabar Monument » se retrouve au centre d’une tempête judiciaire dont les prochaines étapes pourraient être décisives.
Les faits rapportés restent, à ce stade, ceux d’une procédure en cours et les responsabilités individuelles devront être établies par la justice.
