Deux opérations sur les marchés financiers de Dakar et d’Abidjan ont permis de mobiliser au total 30 milliards de FCFA au profit de Baobab. Au Sénégal, l’emprunt obligataire GSS BAOBAB SN 6,80 % 2026-2031, d’un montant initial de 10 milliards de FCFA, a atteint son objectif avant la fin de la période de souscription, entraînant la clôture anticipée de l’opération par CGF Bourse.
Cette opération fait suite à une première émission réalisée en Côte d’Ivoire. CGF Bourse y avait accompagné Baobab dans le cadre de l’émission GSS BAOBAB CI, qui avait permis de lever 20 milliards de FCFA aux mêmes conditions. Les deux opérations portent ainsi à 30 milliards de FCFA les fonds mobilisés.
Au Sénégal, CGF Bourse est intervenu en qualité d’arrangeur et de chef de file. La société de bourse a notamment structuré l’opération avec l’émetteur, défini les caractéristiques des titres et organisé leur placement auprès des investisseurs. La clôture anticipée traduit l’atteinte de l’objectif de souscription avant l’échéance initialement prévue.
Des obligations vertes, sociales et durables
Le produit proposé aux investisseurs est constitué d’obligations GSS, c’est-à-dire des titres répondant à des critères verts, sociaux et durables. Les fonds collectés sont ainsi destinés à des usages définis à l’avance, avec un suivi de leur impact.
L’emprunt offre un rendement annuel de 6,80 % sur une durée de cinq ans. Pour les investisseurs, il s’agit donc de placer leur épargne tout en disposant d’une visibilité sur la destination des fonds mobilisés.
Les PME et les entrepreneures au cœur du financement
Au Sénégal, les ressources levées doivent notamment servir au financement des micro, petites et moyennes entreprises, avec une attention particulière portée aux entreprises dirigées par des femmes.
Baobab Sénégal ambitionne ainsi de porter ses décaissements en faveur de cette cible de 50,7 milliards de FCFA en 2025 à près de 137 milliards de FCFA en 2031, soit une progression de 2,7 fois en six ans.
Derrière ces montants figurent des besoins concrets pour les entrepreneurs : acquisition de matériel pour une couturière, financement d’un équipement de transformation pour une productrice ou encore ouverture d’un nouveau point de vente pour une restauratrice.
L’accès au financement demeure toutefois un enjeu pour de nombreuses femmes entrepreneures, notamment en raison des garanties exigées. En mobilisant des ressources sur le marché des capitaux régional, Baobab entend ainsi disposer de moyens supplémentaires pour renforcer son accompagnement auprès de cette clientèle.
CGF Bourse présente les deux opérations comme l’expression d’une même démarche : « mettre le marché des capitaux au service de la croissance, de l’inclusion financière et d’un impact mesurable ».
Une mobilisation avant l’échéance
L’atteinte de l’objectif de souscription avant la date prévue constitue un élément important pour l’opération sénégalaise. Elle témoigne de la mobilisation des investisseurs autour de cette émission et permet sa clôture anticipée.
Au-delà des 30 milliards de FCFA levés à Dakar et Abidjan, l’enjeu réside désormais dans l’utilisation effective de ces ressources. Baobab devra transformer les fonds mobilisés en financements destinés notamment aux petites entreprises et aux entrepreneures.
L’évolution des décaissements, avec l’objectif annoncé de près de 137 milliards de FCFA en 2031 au Sénégal, permettra de mesurer concrètement la portée de cette stratégie de financement.
