Les avocats de Madiambal Diagne ont saisi, ce jeudi, la Chambre d’accusation financière d’une nouvelle requête visant à obtenir l’annulation du mandat d’arrêt international délivré contre le journaliste par le juge d’instruction du Pool judiciaire financier (PJF).

Selon Les Échos, la défense invoque « une violation des conditions prévues par le Code de procédure pénale (CPP) en ce qu’il y a un non-respect de la hiérarchie des mandats ». Les conseils du journaliste estiment qu’« avant de lancer un mandat d’arrêt, il faut passer d’abord par une convocation de la personne ». En cas de non-comparution, « la loi exige que le juge décerne un mandat d’amener » avant de pouvoir délivrer un mandat d’arrêt. Ils soutiennent également que leur client n’a jamais été inculpé dans cette affaire.

Par ailleurs, le fondateur du groupe Avenir Communication reproche au parquet général financier de ne pas avoir présenté ses réquisitions à la suite d’une première requête en annulation déposée le 8 octobre 2025. Selon lui, cette situation a empêché la Chambre d’accusation financière d’examiner sa demande.

Estimant avoir subi un préjudice lié à un « mauvais fonctionnement des services de l’État », Madiambal Diagne a chargé ses avocats de préparer une procédure judiciaire distincte pour réclamer 1 000 milliards de francs CFA à l’État du Sénégal. D’après la même source, cette nouvelle action n’a pas encore été engagée.

Le journaliste est poursuivi dans le cadre d’une affaire présumée de rétrocommissions portant sur un montant estimé à 21 milliards de francs CFA. Selon le parquet financier, des fonds auraient été versés à la SCI Pharaon, une société familiale. Les enquêteurs s’appuient notamment sur un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).

Madiambal Diagne a quitté le territoire national alors qu’il faisait l’objet d’une interdiction de sortie du pays.

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