Le Conseiller régional en propriété intellectuelle de l’Institut national de la propriété industrielle (Inpi) en France invite les entreprises sénégalaises à protéger leurs créations pour faire face aux vols et pillages intellectuels. François Keiser animait une session de sensibilisation sur la propriété intellectuelle à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), à l’intention d’un groupe de chefs d’entreprise sénégalais , rapporte le Quotidien.

 «Sans protection de la propriété intellectuelle, les entreprises sénégalaises s’exposent à des vols, des pillages intellectuels de leurs créations, de leurs innovations et éventuellement de leurs marques, de leurs designs. Donc, il est très important pour ces entreprises de faire des démarches de protection auprès de l’Agence sénégalaise de la protection de la propriété intellectuelle et de l’innovation technologique (Aspit)», a fait savoir le Conseiller régional en propriété intellectuelle de l’Institut national de propriété industrielle (Inpi) en France. François Keiser invite ainsi toutes les entreprises sénégalaises à se rapprocher de l’Aspit pour se protéger. Il animait une session de sensibilisation sur la propriété intellectuelle à la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), à l’intention d’un groupe de chefs d’entreprise sénégalais.

Les intérêts de la propriété intellectuelle sont multiples. Entre autres, l’expert souligne «la protection d’un projet contre une copie frauduleuse et la contrefaçon ; le fait d’empêcher les concurrents d’exploiter une innovation sans autorisation ; le fait de monétiser une invention ou une marque via des licences ou la vente de droits». La Pi constitue également «un atout pour les partenariats et financements du fait qu’un projet protégé attire plus d’investisseurs. La Pi contribue par ailleurs au renforcement de la notoriété et de la crédibilité de l’entreprise».

Dans un monde de plus en plus fondé sur le savoir, l’innovation et la créativité, indique Dr Daouda Thiam, vice-président de la Cciad, «la propriété intellectuelle n’est plus une notion abstraite réservée aux spécialistes. Elle constitue aujourd’hui un levier essentiel de compétitivité pour nos entreprises, un outil de valorisation de nos idées et un moyen de protection de notre patrimoine immatériel». Au Sénégal, et plus particulièrement à Dakar, où l’esprit entrepreneurial est dynamique et en pleine expansion, indique M. Thiam, «il est impératif que nos acteurs économiques comprennent les enjeux liés à la protection des marques, des brevets, des dessins et modèles, ainsi que des droits d’auteur. Cette session de sensibilisation s’inscrit donc dans une démarche proactive de la Chambre de commerce visant à accompagner, informer et outiller ses res­sortissants et son personnel».

Car, explique le vice-président de la Cciad, «ignorer les mécanismes de la propriété intellectuelle, c’est prendre le risque de voir ses idées exploitées sans reconnaissance ni bénéfice. A l’inverse, bien les maîtriser, c’est se donner les moyens de sécuriser ses innovations, d’accroître sa valeur sur le marché et d’ouvrir de nouvelles perspectives de développement».

Mais le coût de la protection de la propriété intellectuelle est jugé exorbitant. Pour relever ce défi, la Cciad accompagne les chefs d’entreprise. L’Organisa­tion africaine de la propriété intellectuelle (Oapi) développe des aides au profit des entreprises, renseigne M. Keiser.

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