La démission de El Malick Ndiaye de la présidence de l’Assemblée nationale continue de susciter des réactions. Pour Tafsir Thioye, qui se présente comme l’un des rédacteurs du règlement intérieur de l’institution, la séance plénière convoquée pour mardi est frappée d’irrégularités et ne peut légalement se tenir.

Le parlementaire qui s’exprimait sur la Sen Tv, s’appuie sur l’article 15 du règlement intérieur pour étayer sa position. Ce texte prévoit qu’en cas de vacance de la présidence, que ce soit par démission, empêchement définitif ou décès, le premier vice-président doit convoquer le bureau, faire constater officiellement la vacance, en informer l’Assemblée, puis convoquer la conférence des présidents. Ce n’est qu’à l’issue de cette procédure que l’Assemblée peut procéder à l’élection d’un nouveau président et reprendre ses travaux.

Or, selon Tafsir Thioye, cette chaîne procédurale n’a pas été respectée. La conférence des présidents convoquée par El Malick Ndiaye avant sa démission est automatiquement caduque du fait de son départ. Une nouvelle convocation, dans les formes prescrites, aurait dû être initiée par le vice-président. Ce ne fut pas le cas. À cela s’ajoute le fait que la réunion s’est tenue un jour férié, et que le représentant du groupe des non-inscrits, qui aurait dû y prendre part, était absent.

Pour Tafsir Thioye, le cumul de ces manquements suffit à vicier l’ensemble du processus. La tenue de la séance plénière de mardi, dans ces conditions, serait selon lui constitutive d’un vice de procédure caractérisé.

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