Lundi, la confrontation entre les États-Unis et l’Iran se poursuit. Par ailleurs, Israël a ordonné des attaques dans le sud de Beyrouth, considéré comme un bastion du Hezbollah pro-iranien, intensifiant ainsi son offensive terrestre au Liban. Cette situation a conduit à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU aujourd’hui, à la demande de la France, qui a déclaré que « rien ne justifie l’escalade significative en cours dans le sud du Liban ».

Malgré de nombreux appels au calme, notamment de la part de l’Union européenne qui a exhorté aujourd’hui Israël à cesser son « escalade militaire » et à « respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale » du Liban, Tel Aviv poursuit et intensifie son offensive dans ce pays, dont le président dénonce une « agression féroce ».

Outre l’extension par Israël de sa « zone de combat » dans le sud du Liban, Benjamin Netanyahu a ordonné aux forces israéliennes d’attaquer des « cibles terroristes » au sud de Beyrouth, invoquant des « violations répétées du cessez-le-feu » par le Hezbollah et des attaques « contre des villes et des citoyens israéliens ».

Le mouvement armé pro-iranien a revendiqué aujourd’hui la responsabilité d’une attaque de missile contre une cible militaire dans la région de Tibériade, au nord d’Israël, et a également déclaré qu’il combattait pour le contrôle de la forteresse stratégique de Beaufort, au sud du Liban, qu’Israël affirmait avoir prise hier.

Sur le terrain, la guerre ne montre donc aucun signe d’apaisement, malgré la tenue prochaine, mercredi à Washington, d’une nouvelle série de pourparlers entre Israël et le Liban, et malgré la réaffirmation aujourd’hui par l’Iran que tout accord de paix avec les États-Unis est conditionné par une fin effective des hostilités au Liban.

Téhéran, qui a décidé aujourd’hui de suspendre le dialogue avec Washington, a accusé Israël et les États-Unis de « violations continues du cessez-le-feu ». Les États-Unis admettent, de fait, avoir mené des attaques « en réponse aux actions agressives de l’Iran », tandis que ce dernier indique avoir attaqué une base utilisée par les Américains, sans préciser laquelle.

Le Koweït a toutefois indiqué avoir intercepté des missiles et des drones « hostiles » , attribuant l’attaque à Téhéran.

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