Le Plan de redressement économique et social (PRES) peine encore à atteindre ses objectifs de mobilisation des recettes. C’est ce qui ressort du rapport trimestriel d’exécution budgétaire publié hier par le ministère des Finances et du Budget.
À la fin du premier trimestre 2026, les recettes générées dans le cadre du PRES se sont établies à 54,2 milliards de francs CFA, contre une cible fixée à 94,8 milliards. Le taux de réalisation s’élève ainsi à 57,2 %, traduisant un retard significatif dans la mise en œuvre des mesures prévues.
Malgré ces performances en deçà des attentes, le ministère des Finances se montre optimiste. Il évoque une « montée en régime progressive des nouvelles mesures fiscales » et table sur une amélioration du recouvrement dès le deuxième trimestre 2026, grâce à la consolidation des mécanismes de collecte.
Selon le rapport, les contre-performances enregistrées s’expliquent principalement par des difficultés opérationnelles dans l’application de certaines réformes fiscales. Les taxes sur les jeux de hasard, les transferts d’argent et les paiements électroniques figurent parmi les mesures les plus concernées. L’administration rencontre notamment des difficultés dans l’identification de l’assiette fiscale et du périmètre des contribuables visés.
Les recettes douanières du PRES affichent également un niveau de réalisation limité. À fin mars, elles ont atteint 5,5 milliards de francs CFA sur un objectif trimestriel de 17,5 milliards, soit un taux de réalisation de 31,4 %.
Le rapport souligne que l’essentiel du manque à gagner, estimé à 12 milliards de francs CFA, résulte de la non-application de certaines taxes à l’exportation, notamment sur les minerais et l’arachide, ainsi que des retards observés dans le déploiement des mesures fiscales visant les véhicules et les téléphones.
