L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a signalé une progression rapide de l’épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié, samedi 13 juin, un communiqué faisant état de la progression de l’épidémie de maladie à virus Ebola de type Bundibugyo, qui totalise désormais 695 cas confirmés et 138 décès cumulés en République démocratique du Congo et en Ouganda.

La RDC concentre 676 cas confirmés et 136 décès, tandis que l’Ouganda enregistre 19 cas confirmés, dont 2 décès et un cas probable décédé. L’OMS précise également qu’« au moins 37 personnes se sont rétablies ».

Selon l’OMS, le foyer principal demeure la République démocratique du Congo, où la transmission est concentrée mais en expansion géographique, notamment dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

L’Ouganda reste également touché, avec des cas liés à des transmissions transfrontalières depuis la RDC.

Conséquences sanitaires et opérationnelles

L’OMS indique que 29 zones sanitaires sont touchées en RDC, dont 93 % des cas confirmés concentrés en Ituri. Le taux de létalité y est estimé à 20,1 %, avec une forte pression sur les capacités de surveillance et de diagnostic.

L’organisation met également en avant un environnement humanitaire « complexe et marqué par des conflits », entraînant des déplacements de population et des difficultés d’accès pour les équipes sanitaires.

En Ouganda, les autorités n’ont signalé aucun nouveau cas depuis six jours, mais la transmission reste liée aux mouvements transfrontaliers et aux établissements de santé.

Réponse des autorités et des partenaires

Les autorités sanitaires de la RDC et de l’Ouganda, en coordination avec l’OMS et l’Africa CDC, ont déployé un ensemble de mesures comprenant la recherche des contacts, l’isolement des cas, la surveillance communautaire et les protocoles d’enterrement sécurisé.

5 768 contacts ont été identifiés en RDC, dont 4 141 suivis activement, tandis que l’Ouganda surveille plusieurs centaines de contacts, selon l’OMS.

Les risques régionaux

L’OMS estime que le risque est « très élevé » en RDC, en raison de la propagation continue et de l’extension à de nouvelles zones sanitaires. Le risque est jugé « élevé » en Ouganda, en raison de la transmission transfrontalière.

L’organisation souligne également une vulnérabilité accrue dans la région des Grands Lacs, où la mobilité des populations, les activités minières et les échanges transfrontaliers facilitent la propagation du virus.

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