Un cuisinier à l’hôtel «Parc Exotique» de Nguérigne Bambara, a été condamné à deux ans de prison assortis du sursis pour avoir volé 1 500 FCfa dans le sac d’un collègue. Affamé, il affirme avoir agi parce que le règlement de l’hôtel interdit aux cuisiniers de manger les plats qu’ils préparent. Un autre cas similaire secoue l’hôtel Rhino Resort de Saly.

Depuis la semaine dernière, une histoire de vol de thiof (mérou) et de matériels de pâtisserie secoue le célèbre hôtel, Rhino Resort de la station balnéaire de Saly Portudal. Les faits se sont déroulés la semaine passée. Aux environs de 9 heures, relate L’OBS, un des techniciens de l’hôtel, dérangé par une odeur nauséabonde, découvre dans le placard n°24, où sont rangés les effets des cuisiniers, un reste de poisson pourri. Il alerte ses supérieurs hiérarchiques. Trois pâtissiers et le chef cuisinier sont convoqués.

La porte du placard défoncé révèle le butin : du thiof et du matériel de pâtisserie. Suffisant pour que la direction de l’hôtel Rhino Resort contacte les éléments du commissariat urbain de Saly Portudal. Dès l’ouverture de l’enquête, trois des quinze cuisiniers qui travaillent sur place indexent leur collègue, P. A. Diop comme étant le propriétaire du matériel de pâtisserie trouvé dans le placard avec le poisson pourri. Arrêté et placé sous mandat de dépôt, P. A. Diop a été jugé hier.

A la barre du tribunal d’Instance, le pâtissier qui a toujours contesté les faits, campe sur sa position. Il n’a jamais rien volé à l’hôtel. Pour convaincre le juge de sa bonne foi, il argue que depuis son recrutement en 2021, il a toujours occupé le placard n°11 et ne détient comme matériel de cuisine qu’un couteau. En outre, le jour des faits, il soutient avoir travaillé de 22h à 6h et être rentré, à la fin de son service, chez lui. C’est d’ailleurs ses accusateurs qu’ils soupçonnent d’avoir monté le coup, qui l’ont informé du vol.

Malheureusement, il sera enfoncé par les témoignages à charge de ses collègues qui ont persisté dans leurs déclarations. Selon eux, le matériel volé est le même qu’utilise à chaque fois P. A. Diop. Cependant ils disent ignorer à qui appartient réellement le fameux placard n°24, puisque tous les cuisiniers en ont réfuté la paternité depuis l’éclatement de l’affaire. Le procureur de la République demande l’application de la loi. Après avoir accordé la liberté provisoire au mis en cause, le juge du tribunal d’Instance de Mbour a fixé le délibéré au 6 août 2026.

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