l avait escroqué une mère de famille de 150 000 FCfa en lui faisant croire qu’il pouvait faire libérer son fils de prison grâce à son amitié avec le Procureur, qu’il présentait comme son camarade de promo.

Les faits se sont déroulés au Tribunal de grande instance de Diourbel, au début du mois de juillet 2026. Ce matin-là, F. Guèye, mère de six enfants, arrive vers 11 heures au Palais de justice pour obtenir une autorisation de visite afin de voir son fils de 26 ans, en détention préventive à la Maison d’arrêt et de correction de Diourbel. Remarquant son désarroi, C.A.L Thioune, un habitué des lieux, s’approche d’elle pour lui demander ce qui la préoccupe. Lorsqu’elle lui explique son angoisse de savoir son enfant en prison depuis plusieurs mois, il lui propose son aide.

Il avait escroqué une mère de famille de 150 000 FCfa en lui faisant croire qu’il pouvait faire libérer son fils de prison grâce à son amitié avec le Procureur, qu’il présentait comme son camarade de promo.

Les faits se sont déroulés au Tribunal de grande instance de Diourbel, au début du mois de juillet 2026. Ce matin-là, F. Guèye, mère de six enfants, arrive vers 11 heures au Palais de justice pour obtenir une autorisation de visite afin de voir son fils de 26 ans, en détention préventive à la Maison d’arrêt et de correction de Diourbel. Remarquant son désarroi, C.A.L Thioune, un habitué des lieux, s’approche d’elle pour lui demander ce qui la préoccupe. Lorsqu’elle lui explique son angoisse de savoir son enfant en prison depuis plusieurs mois, il lui propose son aide.

Plusieurs jours après la transaction, le procès du fils de F. Guèye se tient à l’audience du jeudi 30 juillet 2026. Jugé et déclaré coupable, le jeune homme est condamné à quatre mois de prison ferme. Sa mère, tombée des nues, tente de joindre C.A.L Thioune pour lui demander des comptes. Mais celui-ci refuse de prendre ses appels, avant de lui envoyer une photo de lui, couché sur un lit d’hôpital, faisant croire qu’il était malade. C’est à ce moment que F. Guèye comprend qu’elle a affaire à un escroc. Elle porte plainte au commissariat central de Diourbel, et C.A.L Thioune est arrêté dans la foulée.

Après deux jours de garde à vue, il est déféré au parquet, inculpé pour escroquerie et envoyé à la prison de Diourbel.Face au Juge Saliou Mbengue, C.A.L Thioune s’évertue à nier les faits. Mais F. Guèye produit une capture d’image montrant l’envoi des 150 000 FCfa par Wave, ainsi que les audios partagés sur WhatsApp avec le prévenu. B.M. Samb vient également témoigner à la barre. Il déclare avoir lui-même remis 100 000 FCfa au prévenu, qui lui avait fait croire qu’il pouvait intervenir auprès des magistrats pour faire libérer son fils.

Malgré tout, le fils de B.M. Samb a écopé d’un an de prison ferme après plus de deux ans de détention préventive. Analphabète, il avait compris que le prévenu avait usé de ses relations pour la sortie de son fils, alors qu’il n’en était rien. Après avoir été remboursée intégralement avant le procès, F. Guèye s’est désistée et n’a pas réclamé de dommages et intérêts.

Le faux ami du procureur condamné à 18 mois de prison

Mais le Procureur a requis cinq ans de prison ferme et un million de FCfa d’amende, dénonçant des faits constants et des agissements qui doivent être punis. L’avocat de la défense a jugé le réquisitoire trop sévère, plaidant pour une application bienveillante de la Loi pénale et une peine d’avertissement. Après délibéré, le tribunal a déclaré C.A.L Thioune coupable d’escroquerie et l’a condamné à dix-huit mois de prison ferme et 100 000 FCfa d’amende.

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