Le président de la République maintient la possibilité d’une dissolution de l’Assemblée nationale et insiste sur le consensus, le contexte et l’intérêt supérieur du peuple sénégalais.
Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a apporté des précisions sur la tenue des prochaines élections municipales, la fixation de leur date et l’éventualité d’une dissolution de l’Assemblée nationale. Dans une interview accordée en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’État a indiqué qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise sur ces questions.
« Nous ne sommes pas encore au 2 décembre », a déclaré Bassirou Diomaye Faye, précisant qu’il n’existait, à ce stade, « pas de fixation » concernant une éventuelle dissolution ou une date d’élections.
La Cour suprême et la question de la date
Revenant sur les démarches entreprises par ceux qui souhaitent accélérer le processus électoral, le président sénégalais a évoqué les recours introduits devant la Cour suprême. Selon lui, la juridiction leur aurait répondu à deux reprises, dans le cadre d’un référé-liberté et d’un référé mesures utiles, qu’aucune disposition ne le contraint actuellement à fixer la date des élections.
Le chef de l’État a toutefois précisé que si une telle décision devait être prise, elle interviendrait « dans le cadre d’un consensus ». Il a ainsi réaffirmé son attachement au dialogue et à la concertation dans la gestion des affaires publiques.
La dissolution de l’Assemblée nationale reste une possibilité
Interrogé sur le maintien de l’option d’une dissolution de l’Assemblée nationale, Bassirou Diomaye Faye a répondu par une question : « Pourquoi exclure une prérogative dont on est investi par la Constitution ? »
Pour le président de la République, l’exercice de cette prérogative dépendra de la nécessité et du contexte. « Tout est question de nécessité et de contexte », a-t-il expliqué, ajoutant que la décision serait prise le moment venu, « selon ce qu’on aura en face ».
Il a assuré que l’intérêt supérieur du peuple sénégalais ainsi que la fluidité des relations entre les institutions constitueraient les principales orientations de sa décision.
Les institutions appelées à assumer leurs responsabilités
Bassirou Diomaye Faye a également insisté sur la responsabilité de chaque institution, invitée à être « à la hauteur » de ses missions. Le président estime qu’aucun blocage ne devrait être considéré comme absolument insurmontable.
Il a rappelé que la Constitution prévoit une répartition des pouvoirs entre les différentes institutions afin de leur permettre de répondre aux situations auxquelles elles sont confrontées. Pour le chef de l’État, ces mécanismes doivent permettre aux institutions d’exercer leurs responsabilités en fonction des circonstances et des nécessités du moment.

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