Les personnes atteintes de maladie mentale grave, comme les troubles dépressifs ou encore la schizophrénie, meurent plus de 10 ans plus tôt que la population générale, révèle une étude australienne.

Les troubles dépressifs, névrotiques ou liés au stress, les addictions liées à l’alcool et aux drogues ou encore la schizophrénie sont liés à une mort précoce. Les chercheurs de l’université du Queensland ont découvert que les patients atteints de ces maladies mentales décèdent en moyenne plus de 10 ans plus tôt.

Leur étude, publiée dans la revue Lancet Regional Health – Western Pacific, permet également de comprendre les raisons de cette différence.

Santé psychique et surmortalité : les hommes sont les plus touchés

Les chercheurs ont étudié les dossiers médicaux de 255.448 personnes majeures ayant fréquenté les hôpitaux du Queensland (Australie). L’analyse des données montre que les patients atteints d’une maladie mentale grave comme les troubles dépressifs, l’addiction ou la schizophrénie meurent plus de 10 ans plus tôt que la population générale. L’écart est par ailleurs plus important si le malade est un homme. Il meurt 12 ans plus tôt que la moyenne (10 ans plus tôt chez les femmes).

« Ce que nous avons découvert est à la fois encourageant et inquiétant », souligne le Dr Mike Trott, auteur principal de l’étude, dans un communiqué. « Nous avons constaté que l’écart de mortalité s’améliore et que les personnes atteintes de maladies mentales graves vivent plus longtemps qu’il y a 14 ans, ce qui montre que le système de santé est sur la bonne voie. »

Toutefois, l’équipe a aussi remarqué que le taux de mortalité des malades touchés de psychoses telles que la schizophrénie s’était stabilisé ces dernières années. « Ce qui est préoccupant, car cela souligne que les personnes les plus gravement malades ne bénéficient pas de meilleurs soins. »

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