Des chercheurs californiens ont montré qu’apprendre aux enfants autistes à penser comme des journalistes pourrait les aider à terme à lutter contre leur hypersensibilité sensorielle.

Le frottement d’un tissu, la sonnerie du téléphone, le bruit de la circulation, la texture d’un fruit… ces sensations quotidiennes peuvent être très perturbantes, voire insupportables, pour certains autistes. Ce symptôme de l’autisme, appelé hypersensibilité sensorielle, peut grandement affecter leur vie sociale. Toutefois, les chercheurs du département des sciences de la santé de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA Health) ont trouvé un moyen de les soulager.

Leurs travaux, parus dans le Journal of Child Psychology and Psychiatry, montrent qu’apprendre aux enfants autistes à « penser comme un journaliste » peut réduire l’activité dans les régions sensorielles du cerveau, et donc à terme limiter l’impact du symptôme sur leur quotidien.

Le frottement d’un tissu, la sonnerie du téléphone, le bruit de la circulation, la texture d’un fruit… ces sensations quotidiennes peuvent être très perturbantes, voire insupportables, pour certains autistes. Ce symptôme de l’autisme, appelé hypersensibilité sensorielle, peut grandement affecter leur vie sociale. Toutefois, les chercheurs du département des sciences de la santé de l’université de Californie à Los Angeles (UCLA Health) ont trouvé un moyen de les soulager.

Leurs travaux, parus dans le Journal of Child Psychology and Psychiatry, montrent qu’apprendre aux enfants autistes à « penser comme un journaliste » peut réduire l’activité dans les régions sensorielles du cerveau, et donc à terme limiter l’impact du symptôme sur leur quotidien.

Autisme : une technique déjà utilisée pour d’autres troubles

Par contre, seuls les jeunes au développement typique jugeaient la texture moins désagréable lorsqu’ils utilisaient le jeu du journaliste. Les autistes, quant à eux, ne partageaient pas cet avis, malgré une modification de leur activité cérébrale.
Shulamite Green, auteure principale de l’étude, avance une hypothèse pour expliquer cette différence : cela pourrait être dû aux difficultés de flexibilité cognitive, qui pourraient empêcher les participants autistes de modifier leur perception d’une même sensation sur une courte période. « Une intervention à plus long terme pourrait ainsi s’avérer nécessaire pour que les changements d’activité cérébrale se traduisent par une modification de la sensation ressentie« , avance l’experte dans un communiqué.

Mais face à ces résultats, la scientifique est persuadée que le jeu du journaliste pourrait aider les jeunes autistes à mieux lutter contre leur hypersensibilité sensorielle en réduisant l’activité dans les régions sensorielles de leur cerveau.

« Nous savons que les interventions de thérapie cognitivo-comportementale fonctionnent pour l’anxiété et les réactions émotionnelles. Il n’est donc pas nécessaire de réinventer la roue », conclut la Dr Shulamite Green.

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