Un rapport européen alerte sur les taux de pollution à l’ozone particulièrement élevés cette année, aussi bien au niveau européen que mondial.
Entre les incendies de forêt, le réchauffement climatique et les émissions d’origine humaine, la pollution à l’ozone devient de plus en plus problématique. Un nouveau rapport du service de surveillance de l’atmosphère du programme européen Copernicus (CAMS) révèle que plus d’un tiers (34 %) de la population mondiale a été exposé à des taux extrêmement élevés de ce gaz.
Or, ce dernier peut provoquer une gêne respiratoire, une taux, une irritation oculaire ou encore une hausse des risques de crises d’asthme et de troubles cardiovasculaires.
L’ozone, responsable de 60.000 décès en Europe
En Europe, la pollution de l’air est responsable d’environ 180.000 décès prématurés chaque année. 60.000 d’entre eux sont liés à l’ozone. Le rapport présenté le 30 septembre estime que 45 % des Européens sont exposés à une qualité de l’air « mauvaise » ou « très mauvaise ».
Si ce chiffre est inquiétant, nous ne sommes pas les plus mal lotis. L’Asie est le continent le plus touché par la pollution atmosphérique. 53 % de sa population a fait face à des niveaux « extrêmement élevés » d’ozone sur les 8 premiers mois de l’année. Par ailleurs, plus de 6 habitants d’Amérique du Nord sur 10 ont été confrontés à une qualité de l’air « mauvaise » ou « très mauvaise ».
Ainsi, les experts ont calculé qu’au niveau mondial, seulement 5 % de la population a évolué dans des niveaux d’ozone « bons » et 15 % dans des conditions « acceptables ».
