Le gouvernement pourrait recourir à l’article 86, alinéa 6, de la Constitution pour sortir d’une éventuelle impasse autour de l’examen de la loi de finances rectificative (LFR) à l’Assemblée nationale. C’est du moins ce que rapporte le quotidien Les Échos, qui évoque cette possibilité en cas de blocage du texte par les députés de Pastef.

Selon le journal, qui s’appuie sur « ses radars », l’exécutif envisagerait d’engager la responsabilité du Premier ministre si les parlementaires de la majorité persistent à s’opposer à l’adoption de la LFR en l’état.

Après les échanges tendus, les déclarations et les attaques qui ont marqué l’examen du texte, l’attention se porte désormais sur l’issue de ce bras de fer entre le gouvernement et les députés de Pastef. Les Échos s’interroge notamment sur le camp qui finira par revoir sa position.

Deux scénarios sont évoqués : un recul des députés de Pastef, qui pourraient finalement voter le texte, ou une concession du gouvernement aux revendications des parlementaires. Une troisième option reste envisageable : l’ouverture de discussions entre les deux parties afin de désamorcer les tensions. Toutefois, le quotidien estime que cette dernière hypothèse a peu de chances d’aboutir.

Quelle serait alors la réaction de Pastef ? Le journal s’interroge sur une éventuelle riposte parlementaire, notamment par le dépôt d’une motion de censure, ou sur une autre forme de réaction, désignée par l’expression « du waaf ».

La suite de ce bras de fer pourrait se préciser « dans quelques heures », selon Les Échos. À ce stade, aucune confirmation officielle du gouvernement concernant un éventuel recours à cette disposition constitutionnelle n’est rapportée.

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