Après le rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026 par l’Assemblée nationale, le ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba, s’en remet au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. À l’issue de la séance plénière, il a déclaré que le chef de l’État « va assumer ses responsabilités et prendra les dispositions qu’il faut », sans toutefois préciser les mesures envisagées.

Face à la presse, le ministre a reproché aux députés d’avoir empêché tout débat autour du texte. Selon lui, les parlementaires n’auraient pas voulu que les Sénégalais sachent « ce qui était en train de se jouer ». Il a rappelé que le gouvernement souhaitait soumettre à l’Assemblée nationale une « modification substantielle » des prévisions de recettes et de dépenses à travers cette loi rectificative.

« Ils ne veulent pas que les Sénégalais sachent », a-t-il insisté, estimant que les députés auraient pu ouvrir le débat sur les propositions du gouvernement.

Pour défendre la nécessité de cette LFR, Cheikh Diba a notamment évoqué les conséquences de la crise au Moyen-Orient sur les cours du pétrole et les prix de l’énergie. Il a rappelé que la loi de finances initiale prévoyait une enveloppe de 250 milliards de FCFA de subventions pour le secteur énergétique, alors que les besoins étaient désormais estimés à 790,3 milliards de FCFA, soit un déficit supplémentaire d’environ 540 milliards.

Le ministre estime ainsi que le rejet du texte revient à écarter les mesures que l’État souhaitait mettre en œuvre pour soutenir les populations face à la hausse des coûts de l’énergie. Il a, par ailleurs, dénoncé « un amalgame ou une manipulation » dans les accusations selon lesquelles le gouvernement ne serait pas disposé à accompagner les Sénégalais.

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