Les autorités gabonaises ont décidé de frapper fort après une nouvelle contre-performance des Panthères du Gabon. Dans la nuit du 1er janvier, au lendemain de la défaite face à la Côte d’Ivoire (3-2), le gouvernement a annoncé une série de mesures radicales, marquant une rupture avec la gestion actuelle de la sélection nationale.
Cette décision intervient après plusieurs signaux d’alerte émis par le Palais de la Présidence. Lors du dernier Conseil des ministres, le chef de l’État avait déjà fait part de sa vive insatisfaction, dénonçant notamment une « absence de méthode », une « dispersion des ressources » et une « érosion de la fibre patriotique » au sein de l’équipe nationale.
Quelques heures plus tard, ces critiques ont été suivies d’actes concrets. Dans un communiqué lu en direct sur Gabon Télévision par le ministre des Sports par intérim, Dr Simplice Désiré Mamboula, le gouvernement a annoncé la dissolution du staff technique, la suspension de l’équipe nationale jusqu’à nouvel ordre, ainsi que la mise à l’écart de deux joueurs cadres, Bruno Ecuele Manga et Pierre-Emerick Aubameyang.
Le communiqué qualifie la prestation du Gabon dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2025 de « déshonorante », estimant qu’elle est « aux antipodes des valeurs d’éthique et d’exemplarité prônées par la Ve République ». Les autorités assument une décision forte, présentée comme un électrochoc destiné à relancer et reconstruire le football gabonais.
Cette suspension plonge toutefois la sélection nationale dans une période d’incertitude, à quelques mois d’échéances sportives majeures.
