Le Premier ministre Ousmane Sonko s’est exprimé jeudi à Passi, à l’occasion de la clôture des 72 heures culturelles et sportives de la commune. Devant une assistance nombreuse, le chef du gouvernement a abordé sans détour la question de la reddition des comptes, réaffirmant la volonté des autorités de poursuivre les auteurs de détournements de deniers publics.

« Tous ceux qui ont prévariqué les deniers publics doivent en répondre devant les tribunaux », a déclaré Ousmane Sonko, s’interrogeant sur l’éventualité d’un renoncement à la justice. « Doit-on accepter qu’on oublie cela et laisser tout le monde rentrer chez lui comme si rien ne s’était jamais passé ? », a-t-il lancé, annonçant que la question ferait l’objet de discussions dans les prochains jours. Il a, par ailleurs, rappelé les responsabilités liées à sa fonction de Premier ministre.

Le chef du gouvernement a assuré que les dysfonctionnements constatés dans la gestion publique seraient corrigés par le dialogue et les voies institutionnelles appropriées. Toutefois, il a prévenu que si certaines pratiques venaient à se poursuivre, le gouvernement n’hésiterait pas à prendre l’opinion publique à témoin. « S’ils décident de continuer dans la destruction, nous ferons face au peuple pour l’alerter », a-t-il averti, estimant que de telles dérives seraient « pires que les pratiques d’antan » et inacceptables pour le Sénégal.

Ousmane Sonko a également dressé un constat critique de l’utilisation des ressources publiques, jugeant que l’argent n’a pas été investi dans les secteurs prioritaires tels que l’agriculture, l’élevage, l’industrie ou encore les services sociaux de base. Il a enfin appelé à une prise de conscience collective, soulignant la part de responsabilité des populations. « Quand un homme politique vient distribuer des valises d’argent, c’est un voleur », a-t-il affirmé, invitant les citoyens à rejeter ces pratiques.

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