´histoire est pathétique ! Le commissariat d’arrondissement de Yeumbeul-Comico, dirigé par le commissaire Ousmane Diop, a déféré, le vendredi 2 janvier 2026, deux individus impliqués dans une série d’agressions violentes, dont un viol collectif. Il s’agit de D. Kandé, 22 ans, présenté comme le principal suspect, et de son complice présumé D. D., âgé de 29 ans.

Leur interpellation fait suite à une agression à l’arme blanche survenue dans la nuit du 29 au 30 décembre 2025, entre l’arrêt 58 et le quartier Yawou Dial.

Une commerçante agressée au petit matin

Le 29 décembre 2025, vers 6 heures, A. B. S., commerçante domiciliée à Yeumbeul, se rendait à son lieu de travail lorsqu’elle a été agressée par D. Kandé. Sous la menace d’un poignard, ce dernier lui a arraché son sac contenant trois téléphones portables, lui occasionnant une blessure légère à la main.

Alerté par les cris de la victime, un agent de police est intervenu rapidement et a procédé à l’arrestation du suspect après des tirs de sommation. Conduit au commissariat, D. Kandé a été trouvé en possession de quatre téléphones portables et d’une arme blanche. Trois des téléphones ont été identifiés comme appartenant à la victime.

Une seconde plainte la même nuit

Les investigations ont permis d’identifier la propriétaire du quatrième téléphone, une dame A. T., qui a déclaré avoir été agressée la même nuit, vers 5 heures, à l’arrêt Yawou Dial, par un individu armé d’un poignard.

Reconnaissance dans une affaire de viol collectif

Par ailleurs, Aminata D., chargée de clientèle domiciliée à la cité Comico, victime d’une agression suivie d’un viol collectif le 29 novembre 2025, a été invitée au commissariat pour une présentation de suspect. Elle a formellement reconnu D. Kandé comme l’un de ses agresseurs.

Selon ses déclarations, elle avait été attaquée à l’aube par deux individus armés, dépouillée de son téléphone portable, puis conduite de force dans un bâtiment en construction où elle avait subi des violences sexuelles.

Des aveux partiels puis complets

Entendu par les enquêteurs, D. Kandé a d’abord reconnu les deux agressions commises contre les commerçantes, tout en niant les faits de viol. Confronté aux éléments de l’enquête, notamment des preuves retrouvées sur son téléphone, il est finalement passé aux aveux, reconnaissant son implication dans l’agression et le viol d’Aminata D. Il a indiqué avoir agi avec un complice identifié sous le nom d’Oumar, actuellement en fuite.

Le mis en cause a également conduit les policiers chez D. D., à qui il affirme avoir vendu le téléphone volé pour la somme de 60 000 francs CFA. Ce dernier a nié toute transaction, déclarant n’avoir reçu qu’une photo de l’appareil. Une perquisition à son domicile a toutefois permis la saisie de huit téléphones portables, consignés pour les besoins de l’enquête.

Des poursuites judiciaires engagées

Au terme de l’enquête, D. Kandé a été poursuivi pour association de malfaiteurs, vols en réunion avec violence et usage d’arme blanche commis la nuit, ainsi que pour viol collectif. D. D. est, pour sa part, poursuivi pour recel de téléphones portables.

Les deux suspects ont été placés en garde à vue puis déférés devant le Tribunal de grande instance de Pikine-Guédiawaye. Les recherches se poursuivent pour retrouver le complice en fuite.

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