En raison du «mauvais» travail des députés de la 12e législature et des défis à «relever» dans la 13ème, les cadres républicains du département de Rufisque veu- lent être investis.

Par Charles T. SENGHOR

Les cadres du département de Rufisque veulent avoir des représentants dans la 13e législature pour «défendre valablement» les populations de leur localité. Ils l’ont fait savoir au cours de leur dernière rencontre. «Nous demandons au Président Macky Sall et au Parti de retenir la candidature des cadres parmi les 3 investis de la coalition Benno du département, pour non seulement relever le débat lors de la 13ème législature, mais également, pourrépondre aux attentes et à l’espoir des populationslocales», ont déclaré Assane Mansour Mbengue et ses ca- marades de Parti. La Ccr qui «proposera dans un bref délai un maximum de consensus», informe que les candidats seront des cadres de «forte» personnalité, assez représentatifs d’un bon niveau intellectuel et «soucieux» des attentes des Rufis- quois. Ces cadres qui avaient «respecté» la consigne du Président Macky Sall de ne pas compétir lors des investitures pour la 12ème législature, malgré ses ressources humaines de qualité, ont fondé leur nouvelle démarche par la qualité très faible de leurs mandatssortants. «Compte tenu du bilan négatif des trois députés de Rufisque lors de la 12ème législature et des nouvelles missions de l’Assemblée issues du dernierréférendum, consis- tant à évaluer les politiques publiques, ce qui né- cessite un niveau intellectuel assez soutenu et une compétence, la Ccr aura des candidats issus d’un consensus en son sein», ont justifié les ca- marades du Président Macky Sall. Dans le texte, la Convergence des cadres républicains accusent les députéssortant de n’avoir pas été à la hauteur des missions qui leur ont été assignées et d’avoir déçu l’espoir que les Rufisquois avaient placé en eux. C’est le cas en ce qui concerne le stade Ga- landou Diouf dont les travaux «dilatoires ont privé» la jeunesse de Rufisque de «navétanes» pendant 7 ans. À cela,Assane Mansour Mbengue et ses camarades ajoutent le «manque» d’infra- structures modernes dans la zone de l’ex-com- munauté rurale de Sangalkam, la Sococim qui pollue Bargny et Rufisque sans compensation, la hauteur des dommages causés et qui refuse de reverser aux villes de Rufisque et de Bargny les taxes qu’elle leur doit. Des problèmes que ces parlementaires n’ont jamais portés devant le Pre- mier ministre lors de ses passages à l’Assemblée nationale pour des questions d’actualité ou les ministres concernéslors de leurs passagesrespectifs à l’hémicycle au cours des sessions ordinaires et extraordinaires durant ces 5 dernières années. Autant de points négatifs qui poussent la Ccr à demander leur départ de peur que la jeunesse ne sanctionne le Parti lors des élections du 30 juillet prochain.

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