Cette mesure concerne toutes les catégories de visas, les autorités sanitaires réagissant à une urgence de santé publique régionale déclarée par l’OMS
L’ambassade des États-Unis à Kampala a annoncé lundi une suspension temporaire de tous les services de visa en Ouganda en raison de l’épidémie d’Ebola en cours.
Les autorités ont indiqué que cette suspension vise à privilégier la santé publique et la sécurité des opérations de l’ambassade.
« À compter du 18 mai 2026, l’ambassade des États-Unis à Kampala, en Ouganda, a temporairement suspendu tous les services de visa.
« Cette suspension concerne les demandes de visas d’immigration ainsi que les visas non-immigrants pour les touristes, voyageurs d’affaires, étudiants, visiteurs d’échange et toutes les autres catégories de visas non-immigrants », indique un communiqué publié par l’ambassade.
Les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont annoncé qu’ils prévoyaient d’envoyer davantage de personnel dans leurs bureaux en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda.
Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies a également indiqué lundi qu’il déployait un expert au siège de son homologue africain en Éthiopie afin de soutenir la planification opérationnelle.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que la récente flambée d’Ebola en RDC et dans l’Ouganda voisin constituait une urgence de santé publique de portée internationale.
Plus de 100 décès suspects ont été liés à l’épidémie en RDC, a déclaré lundi le directeur général du CDC Afrique, Jean Kaseya.
L’Ouganda a enregistré deux cas confirmés en laboratoire liés à des voyageurs arrivant de la RDC, dont un décès.
Selon l’OMS, la récente flambée est provoquée par la souche Bundibugyo, l’un des nombreux virus pouvant provoquer la maladie à virus Ebola.
Les symptômes d’Ebola comprennent la fièvre, des douleurs musculaires, des éruptions cutanées et parfois des saignements. Le virus se transmet par contact direct avec des fluides corporels, notamment lors de la manipulation de matériaux contaminés ou par contact avec une personne décédée de la maladie.
Le taux de mortalité lié à la souche Bundibugyo est estimé entre 25 % et 40 %, selon Médecins Sans Frontières (MSF).
