Selon l’organisation, les conflits armés, l’insécurité alimentaire, les déplacements de populations et les chocs climatiques continuent d’alimenter les besoins humanitaires
Les Nations unies ont alerté sur l’aggravation de la crise humanitaire au Sahel, indiquant que 24,3 millions de personnes ont actuellement besoin d’une aide urgente dans la région.
Selon l’organisation, les conflits armés, l’insécurité alimentaire, les déplacements de populations et les chocs climatiques continuent d’alimenter les besoins humanitaires, tandis que les financements disponibles restent insuffisants pour répondre à l’ampleur de la crise. L’ONU a appelé la communauté internationale à renforcer sa mobilisation afin d’apporter une réponse accrue aux populations affectées.
En toile de fond, le Sahel demeure confronté depuis plusieurs années à une crise multidimensionnelle marquée par des conflits persistants, une instabilité politique chronique et des difficultés économiques croissantes. La situation s’est notamment aggravée avec la guerre déclenchée au Soudan en avril 2023, les incertitudes politiques au Niger, les difficultés économiques au Tchad ainsi que les menaces sécuritaires liées aux groupes armés présents dans plusieurs zones de la région.
Selon les données des Nations unies, ces crises successives ont provoqué le déplacement de millions de personnes, tandis que des centaines de milliers de familles peinent à satisfaire leurs besoins essentiels. La faim, la malnutrition, le manque d’accès à l’eau potable et l’insuffisance des services de santé figurent parmi les principaux défis auxquels fait face la région, alors que les organisations humanitaires peinent à répondre à l’augmentation constante des besoins.
Par ailleurs, dans une précédente évaluation publiée le 3 juin, l’agence humanitaire des Nations unies avait estimé que plus de 24 millions de personnes auraient besoin d’une assistance d’urgence cette année et qu’environ 15,5 millions pourraient être confrontées à une crise alimentaire ou à une situation plus grave dans les prochains mois. L’organisation avait également averti que plus de 1,5 million de personnes risquaient de se retrouver en situation d’urgence alimentaire durant la période de soudure, entre juin et août.
L’ONU avait enfin souligné que les tensions au Moyen-Orient pourraient accentuer davantage la crise à travers une hausse des prix du carburant, des engrais et des produits alimentaires sur les marchés internationaux.
