L’actualité politique est marqué aujourd’hui avec l’histoire de dette dite « cachée » : quelle analyse faites-vous ?

Cette affaire est un problème de respect des Sénégalais. Quand un Premier ministre parle puis se rétracte en disant qu’il n’avait pas les leviers, ça envoie un signal : l’État cache des informations et personne n’assume.

On ne peut pas gérer un pays sur des chiffres flous. Les collectivités comme Taïba Ndiaye en paient le prix direct : budgets bloqués, transferts qui n’arrivent pas, projets d’eau et de voirie en stand-by.
La seule réponse acceptable, c’est un audit public, publié, avec un plan de remboursement clair. La transparence n’est pas une option, c’est une obligation.

Comment s’active Gueum Sa Bopp « Les Jambaars» à Taïba Ndiaye a quelques encablures des élections locales ?

On est sur le terrain depuis longtemps, ce n’est pas d’hier. On a préparé le terrain pour des réunions, et aujourd’hui nos cellules et les Jambaars sont mobilisés village par village, quartier par quartier, dans les 35 villages de la commune.
Les locales se gagnent sur le terrain, pas dans les salons de Taïba Ndiaye. Notre force, c’est d’écouter directement les populations et de bâtir le projet communal sur leurs urgences réelles : l’eau, les routes, l’emploi des jeunes.

Ces temps ci on constatâtes que le président Bougane est en hibernation depuis quelques temps après avoir été au devant de la scène politique. Qu’est ce qui explique son mutisme ?

C’est un choix de méthode. Bougane Guèye Dany ne fait pas de politique spectacle. Il structure, il organise, il vérifie que le parti tient dans les 46 départements. Être moins présent dans les médias ne veut pas dire absent. Il est en contact permanent avec les responsables locaux et suit les dossiers des collectivités. En 2029, les Sénégalais ne voteront pas pour celui qui parle le plus, mais pour celui qui a une machine prête et un programme crédible. C’est ça qu’on prépare. En plus il est sur ses business car la politique n’est pas un métier et le président Bougane est un leader dans le privé .

On entend souvent des récrimination dans la zone des Niayes avec des populations qui sortent toujours pour dénoncer un manque d’accompagnement sur plusieurs aspects ?

Il faut appeler un chat un chat : l’État a abandonné les ménages des Niayes, et Aquatech ne fait pas mieux. À Taïba Ndiaye, la situation est critique dans les 35 villages de la commune. Les 2 urgences que les populations remontent en permanence :
L’eau potable : Des familles se réveillent à 4h du matin pour chercher de l’eau. On paie l’eau plus cher qu’à Dakar, pour un service irrégulier et des coupures qui durent des jours. Aquatech doit assumer : réhabilitation et extension immédiate du réseau, transparence sur le coût, plan d’urgence avec forages solaires.
La route départementale Tivaouane Taïba – Mboro: Ce tronçon est impraticable par endroits. En saison des pluies, les maraîchers ne peuvent pas évacuer leurs produits, les ambulances mettent 2h pour 10 km, les élèves ratent les cours. C’est la colonne vertébrale économique des Niayes, et elle est laissée à l’abandon. On ne peut pas parler de souveraineté alimentaire si la route pour sortir les produits n’existe pas.

On ne peut pas parler de développement des Niayes sans régler ces deux points. L’État doit arrêter les discours et sortir un calendrier de travaux avec des dates et des budgets. En tant qu’élu local, je le répéterai partout : sans eau et sans route, il n’y a ni santé, ni éducation, ni économie qui tienne.

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