Lancer sa Coupe du Monde et marquer ses premiers points, c’est l’enjeu principal de ce Norvège-Sénégal de la 2e journée du Groupe I (dans la nuit de ce Lundi au Mardi à minuit). Après avoir perdu des plumes face aux Bleus, les Lions vont faire face à un autre type de football, avec la pression du résultat precise Dsport .
Déjà dos au mur. Le Sénégal a grillé son premier joker en s’inclinant face à la France en entrée de compétition (3-1). Ce qui rend alors ce Norvège-Sénégal (cette nuit à 00h) encore plus important face à un adversaire qui s’est imposé lors de la première journée face à l’Irak (4-1). Pour autant, Pape Thiaw semble vouloir enlever toute pression inutile à ses joueurs : « Je ne dirais pas que c’est un match décisif car par exemple si on prend un point ça sera le dernier match qui sera décisif. Mais c’est un match important et on en est conscient. On vient dans l’optique de gagner comme on aborde tous nos matches. Sur la première rencontre, on a fait de bonnes choses et de moins bonnes, l’idée c’est de faire une prestation aboutie de bout à bout face à la Norvège ».
On ne dissertera pas avec le Sélectionneur national sur le poids des mots. Important, soit. Mais le destin des Lions peut bien basculer au sortir de cette deuxième journée.
Le physique, encore une équation
Comme face à la France, l’aspect physique sera certainement déterminant dans cette rencontre. La Norvège propose un autre type de football que les tricolores, avec une attaque qui ne rechigne jamais à aller au combat. Un match où la baisse de régime physique peut être fatale. Face à la France, les Lions ont souffert physiquement en seconde période, dans un secteur de jeu particulier, l’utilisation des espaces et la prise de profondeur des attaquants français.
Les Lions devront ainsi se mettre au niveau sur deux aspects : intensité et physique, car les norvégiens savent combiner les deux. Si les deux attaquants axiaux peuvent être des monstres physiques, ils sont aussi spécialistes en course de haute intensité, avec un Haaland qui sait prendre la profondeur.
Mais réduire la Norvège au physique serait simplement caricatural. Car Antonio Nusa et Odegaard permettent aux Vikings de varier leur football, Nusa apportant la vitesse et la percussion sur les côtés, Odegaard, proposant une alternative cérébrale avec une touche technique combinée à l’intelligence de jeu. Sans oublier l’activité généreuse d’un Aursnes toujours généreux au milieu avec un important volume de jeu.
Si Les Lions arrivent donc à se mettre au niveau physiquement tout en réduisant l’impact créatif du milieu norvégien, ils auront fait un pas vers cet objectif de la relance.
Récupération basse et pressing haut, la clé pour les Lions
Mais Pape Thiaw a aussi des atouts dans sa manche. Car si les Lions sont proactifs, ils peuvent mettre à mal le bloc norvégien en combinant récupération basse et pressing haut.
Si Pape Thiaw a bien regardé le Maroc-Norvège (1-1 dernier match de préparation) et le Norvège-Irak (4-1), il a dû remarquer que la Norvège était prenable sur ces deux aspects de jeu.
En phase offensive, le bloc norvégien est assez haut et laisse beaucoup d’espaces avec une défense lourde. Les Lions peuvent faire mal ainsi en transition avec les flèches de devant. La titularisation d’un Ibrahima Mbaye dans ce cas peut s’avérer judicieux. Jouer rapidement sur la vitesse des attaquants dès la récupération peut être une des clés du match. D’ailleurs, le sélectionneur norvégien Stale Solbakken a identifié cet aspect tactique et avertit déjà sa défense : « Le Sénégal est une équipe rapide et de grande qualité, et nous devons être prêts à l’affronter, à défendre sur leurs ailiers et à nous méfier de leurs contres attaques ».
Autre point faible de l’équipe de Solbakken, c’est la qualité de relance de sa défense. Les Norvégiens aiment bien construire en partant de la défense, mais face à un pressing haut, les défenseurs norvégiens balbutient souvent leur football. Entre récupération basse et pressing haut, les Lions ont un coup à jouer. Car la défense Norvégienne subit beaucoup d’assauts dans ses buts, avec 30 tirs concédés sur ces deux derniers matches.
Au-delà de tout aspect technico tactique ou physique, Les Lions doivent se relancer pour faire honneur à leurs ambitions. Face un adversaire plus que coriace, Pape Thiaw et ses joueurs doivent surtout montrer qu’ils ont appris des 25 dernières minutes de France-Sénégal.
