Candidat au poste de Secrétaire général des Nations Unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall a accordé un entretien exclusif à Breitbart News dans lequel il affiche son soutien aux efforts de réforme de l’ONU portés par le président américain Donald Trump, allant jusqu’à reprendre le slogan « Make the UN Great Again » (MUNGA). 

« Mon premier message au président Trump est de le féliciter pour son action en faveur de la paix. C’est un bâtisseur de paix, même si nous avons aujourd’hui certaines difficultés avec l’Iran. Ce qu’il a accompli est considérable et il doit poursuivre cette démarche afin de demeurer un artisan de la paix», a déclaré l’ancien chef de l’État sénégalais lors d’un entretien téléphonique accordé avant un récent déplacement à Washington. 

Macky Sall a également plaidé pour une réforme structurelle profonde de l’organisation internationale. «Il est possible de mener cette réforme avec le soutien des États membres. J’ai l’expérience d’un dirigeant politique capable de rapprocher les grandes puissances et de les amener à dialoguer. Nous devons réformer l’ONU, optimiser son fonctionnement, éviter les chevauchements de mandats et mieux maîtriser les dépenses», a-t-il affirmé, citant notamment l’accumulation de plus de 40 000 mandats depuis la création de l’organisation, sans mécanisme efficace pour les évaluer ou les supprimer. 

L’ancien président de l’Union africaine suggère également de délocaliser certains bureaux onusiens vers des villes moins coûteuses, comme Nairobi ou Bangkok, et de recourir à l’intelligence artificielle pour réduire la bureaucratie administrative. Sur le terrorisme, il estime que « l’ONU doit devenir la principale plateforme mondiale de coopération contre le terrorisme, notamment en Afrique et au Moyen-Orient ». 

Cette sortie médiatique dans le média conservateur américain Breitbart News s’inscrit dans la stratégie de Macky Sall pour s’assurer le soutien de Washington dans la course à la succession d’António Guterres, dont l’élection est attendue à l’automne lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. Sa candidature, portée par le Burundi, ne bénéficie pas d’un soutien formel de l’Union africaine, qui avait décliné de l’endosser officiellement ce printemps. 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicite