Ce lundi à minuit, la scène mondiale est prête, le spotlight braqué sur Big Apple et le New Jersey Stadium. D’un côté, la Norvège, invaincue depuis 11 matchs officiels, avec ses Vikings en pleine forme. De l’autre, le Sénégal, qui doit absolument rebondir après une entrée en matière compliquée. Deux mondes, deux ambitions, un enjeu colossal, rapporte Dsport .
Après une démonstration de force face à l’Irak (4-1), la Norvège arrive en favorite. Statistiques en main : 45% de chances de victoire pour les Scandinaves, contre 30% pour les Lions. La première confrontation en Coupe du monde entre les deux nations promet du spectacle, avec un contexte électrique.
L’équipe de Ståle Solbakken, leader du Groupe I avec la France, marche sur l’eau. 50 buts marqués, 7 encaissés, une défense solide et une attaque flamboyante. Sa dernière contre-performance : une défaite humiliante 5-1 face à l’Autriche, en Ligue des Nations, en octobre 2024. Mais, ce n’est pas une machine invincible : les Vikings n’ont jamais gagné plus d’un match dans une Coupe du monde. Leur quatrième participation est déjà un gros défi.
Le Sénégal, lui, a commencé en fanfare… puis a trébuché en seconde période. Défaite 3-1 face à la France, un coup dur, mais la bataille n’est pas finie. La qualification est encore là, mais la marge d’erreur est mince. Pape Thiaw et ses hommes doivent se remobiliser, vite. Selon Opta, ils ont 56,7% de chances d’atteindre les 16es, contre 98,2% pour la Norvège. La clé : la forme, la mentalité, la cohésion, l’efficacité offensive.
Rester compétitif, éviter de tout miser sur l’Irak
Les champions d’Afrique, déjà blessés dans leur orgueil, doivent retrouver leur ADN. Défense de fer, tactique millimétrée, sortir de leur zone de confort… Tout doit être mis en œuvre pour faire front face à la machine norvégienne.
La priorité : neutraliser Haaland, le phénomène. Un monstre d’énergie, de précocité, de puissance. Depuis le début de l’année 2023, il a marqué lors de 17 de ses 20 sélections. Et ses 11 dernières apparitions en compétitions officielles : un but par match en moyenne, et plus de deux lors de ses cinq derniers matchs. La star, c’est lui. Et le Sénégal doit le stopper.
Mais le danger, c’est surtout Ødegaard, le maestro. Quatre des huit passes clés de la Norvège contre l’Irak, une vision du jeu à faire pâlir d’envie. Le défi : limiter son influence, couper ses lignes de passes, faire preuve d’agressivité intelligente.
Ce match, c’est aussi un remake. La dernière rencontre entre ces deux équipes remonte à 2006, un amical gagné 2-1 par le Sénégal à Dakar. Depuis, la Norvège a rarement croisé l’Afrique en Coupe du monde, sauf un nul 2-2 face au Maroc en 1998. Mais cette fois, la donne change.
Le Sénégal doit jouer sa survie, gérer la pression, éviter la nervosité. Après la défaite face à la France, une victoire pourrait tout changer. Sinon, la pression va monter, le stress aussi. La dernière journée pourrait alors devenir une véritable loterie. Pape Thiaw doit jouer gros, clarifier les rôles, impulser la rage et faire de ses joueurs une équipe compacte, déterminée, implacable.
