La justice sud-coréenne a condamné lundi l’ancien président Yoon Suk-yeol à deux ans de prison pour avoir bénéficié de sondages d’opinion gratuits en échange de son soutien politique.

L’ancien chef de l’État avait déjà été condamné à la prison à vie en février pour « insurrection », pour avoir tenté d’imposer la loi martiale en 2024 et envoyé l’armée au Parlement pour le museler. Il a fait appel.

Il a également été condamné à 30 ans d’emprisonnement en juin pour avoir envoyé des drones en Corée du Nord afin de provoquer Pyongyang et déclencher la loi martiale.

Destitué en avril 2025, il est actuellement incarcéré.

Mais sa nouvelle condamnation n’est pas liée aux précédentes.  

M. Yoon a été jugé coupable d’avoir bénéficié de sondages d’opinion gratuits entre 2021 et 2022 en échange de son soutien à un candidat briguant l’investiture de son parti lors d’une élection législative partielle.  

« Le tribunal l’a aujourd’hui reconnu coupable d’avoir enfreint la loi sur le financement politique et l’a condamné à deux ans de prison », a déclaré à l’AFP un représentant du tribunal.  

Les avocats de M. Yoon ont annoncé vouloir faire appel.

Le tribunal estime que l’ex-président a agi avec son épouse, Kim Keon Hee, qui attend une décision de la Cour suprême jeudi sur son cas.  

Elle a déjà été acquittée deux fois dans cette affaire.  

Mme Kim a déjà été condamnée à sept ans de prison pour corruption. Elle purge également quatre ans de prison dans une affaire de manipulation boursière.  

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