Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Abdourahmane Diouf, estime que l’absence d’Ousmane Sonko à l’élection présidentielle de 2024 n’était pas liée à un manque de popularité, mais à des considérations d’ordre moral et judiciaire.

Invité de Solo Média, le ministre est revenu sur la situation du leader de Pastef, estimant que celui-ci n’avait pas rempli, selon lui, certains critères nécessaires pour être candidat à la présidentielle de 2024.

« En politique, il y a aussi le critère moral. Celui qu’on pensait être majoritaire en 2024, avec une forte base, pourquoi n’est-il pas président aujourd’hui ? C’est parce qu’il y a un critère moral qu’il n’a pas rempli. Ici, on n’accepte pas qu’on calomnie les gens. Il a diffamé, il a été poursuivi en justice et condamné. C’est pourquoi il n’a pas été candidat », a-t-il déclaré.

Abdourahmane Diouf a également évoqué l’affaire Prodac, estimant qu’Ousmane Sonko devrait en tirer les leçons. Selon lui, la répétition de propos susceptibles de donner lieu à des poursuites judiciaires pourrait compromettre ses ambitions politiques futures.

« Et il continue à faire la même chose. S’il continue comme ça, en 2029, il ne sera pas candidat et, en 2034, il ne sera pas candidat tant qu’il continuera à calomnier. Tous ceux qu’il va calomnier le poursuivront en justice », a-t-il prévenu.

Le ministre tient toutefois à préciser que ses propos ne constituent pas une menace et affirme que son camp n’a pas l’intention d’empêcher qui que ce soit de participer à une élection.

« Je parle de ceux qu’il aura calomniés. Nous, on est suffisamment gentlemen pour ne pas faire cela. Mais lui, il n’a besoin de personne pour s’emmêler les pinceaux », a-t-il conclu.

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