Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ne s’attend pas à un blocage de la loi de finances rectificative (LFR) par la majorité parlementaire dominée par Pastef. Dans un entretien accordé à RFI et France 24, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le chef de l’État a évoqué ses relations avec la majorité parlementaire et la perspective de l’examen du projet de loi.
Interrogé sur la possibilité de voir son gouvernement censuré par la majorité parlementaire, Bassirou Diomaye Faye a estimé que les députés de Pastef, sous la direction d’Ousmane Sonko, devraient accompagner les efforts engagés par l’État pour faire face aux difficultés économiques et sociales du pays.
« Dans le contexte où nous sommes, par rapport aux efforts que nous sommes amenés à faire pour le bénéfice du peuple sénégalais, ces représentants (les députés de Pastef) ne sauraient avoir un autre comportement patriotique que d’accompagner cette dynamique qu’ils ont trouvée, qu’ils ont eu à manager avec nous et qui est restée en l’état, mais que nous sommes en train de travailler à juguler », a déclaré le président de la République.
Diomaye Faye affiche sa sérénité face à l’Assemblée nationale
Malgré les divergences qui peuvent opposer l’exécutif à la majorité parlementaire, Bassirou Diomaye Faye assure ne nourrir aucune crainte à l’idée de se présenter devant l’Assemblée nationale pour défendre les projets de son gouvernement.
« Par rapport à la loi de finance rectificative comme à d’autres loi, quand il s’agit d’aller à l’Assemblée nationale, le gouvernement y va. Ce qu’il ne faut pas oublier, aussi, c’est que le gouvernement est une institution, à côté de celle que représente l’assemblée nationale et celle que je représente en tant que président », a-t-il affirmé.
Le chef de l’État rappelle ainsi la distinction entre les institutions de la République, tout en réaffirmant la volonté de son gouvernement de poursuivre son travail parlementaire, malgré les éventuelles divergences politiques.
La LFR attendue à l’Assemblée nationale
Reçue par l’Assemblée nationale le 18 septembre dernier, la loi de finances rectificative doit être examinée par les députés. Son parcours parlementaire intervient dans un contexte marqué par les difficultés économiques et les débats sur les orientations budgétaires de l’État.
À travers ses déclarations, Bassirou Diomaye Faye met en avant la nécessité d’une collaboration institutionnelle autour des mesures destinées à répondre aux préoccupations des populations sénégalaises.
